Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

CONTINGENT

contingent L12 184: S’il vous plait d’écrire en termes d’information le fonctionnement interne, biologique, c’est-à-dire que vous y montriez quelque part si un sujet formant de quelques glandes à secrétions interne (comme la glande pinéale de DESCARTES) un sujet qui voyant, ce savoir tel qu’il nous faut lui donner son statut, ce n’est point une logique aristotélicienne qui peut nous répondre; car il suffit de poser la question au niveau de la science, d’une science qui est la nôtre, pour nous trouver devant de très curieux problèmes  en impasse, qui sont ceux qui ont arrêté ARISTOTE; pour lui c’était à propos du contingent, un événement qui aura lieu demain, est-ce vrai maintenant qu’il aura lieu ou pas? Si c’est vrai maintenant il n’y a aucune raison qu’il ne sera pas joué /…/ [ce qui nous intéresse] c’est de nous apercevoir que nous pouvons nous poser la question de savoir si la doc­trine newtonienne était vraie avant qu’il ne la formule. J’aimerais savoir comment se départage l’assemblée sur ce point. Pour moi, j’abattrais volontiers mes cartes en disant qu’il est peu vraisemblable de dire que le savoir newtonien était vrai avant d’être constituée par lui; la bonne réponse c’est que maintenant il ne l’est plus, plus tout à fait. [donc la réponse ne peut être donnée qu’après-coup].

 

contingent L14 21/6 LEF5  105 Je reviens sur cette butée que les logiciens rencon­trent et qui est ce décalage que j’ai souligne entre prin­cipe de non-contradiction et principe de bivalence. Dans ARISTOTE, le problème se pose à propos du contingent ou de ce qui va arriver, et qui n’est ni vrai ni faux, sans quoi il serait déjà arrivé [l’indéterminé, aoriste?]. Mais la solution qu’il donne, mettre en question la bivalence, n’est pas ce qui est ici en cause.

 

contingent L21 19/2 99-100:Sachez le, il y a une trace dans ARISTOTE, que la logique propositionnelle, à savoir que quelque chose est vrai ou faux, ce qui se note zéro ou un., selon le cas, il y a une petite trace, il y a un endroit où ARISTOTE dé­rape /…/ dans le /…/ De l’Interprétation. Il y a un en­droit où ça fuse, que la logique propositionnelle est aussi modale que les autres. /…/ là /…/ la contradiction n’est en fin de compte qu’artifice /…/ de suppléance /…/. Vous voyez bien qu’entre le “ne cesse pas de s’écrire p” et le “ne cesse pas de s’écrire non-p”, nous sommes là dans l’artefact /…/ et que l’ordre du possible est comme l’indique ARISTOTE, connecté au nécessaire./…/ A ceci près qu’il n’y a rien à en tirer. ARISTOTE lui-même en témoigne. Il y témoigne de sa confusion à tout instant entre le possible et le contingent.

 

contingent L21 20/11 22 [on  ne peut donner un sens au chiffrage dans le rêve puisqu’il est à la place du sens] [FREUD, dans la septième édition de la Traumdeutung, répudie le fait de la subsistance de ce qui est mort (l’immortalité de l’âme), et que “tous les élé­ments de l’avenir soient calculables”] Ce qui évidement rejoint le sol solide d’ARIS­TOTE, hein. (1°) L’âme dans ARISTOTE est définie de telle sorte qu’elle n’implique nullement son immortalité /…/ (2°) C’est le maintien du contingent comme essentiel /…/. De quoi se sert ARISTOTE dans sa définition du contingent? De savoir qui est-ce qui demain va avoir la victoire. /…/ Gloria, donnez moi un cigare.

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