Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

ÉNONCIATION

 

  1. énonciation 30/5/55 (Ax93) [ce n’est pas moi] ce mode d’énonciation est ce que Lacan épingle comme « le fondement même de la structure paranoïaque ».

 

  1. énonciation E860 :  Le cas de la linguistique est plus subtil, puisqu’elle doit intégrer la diffé­rence de l’énoncé à l’énonciation, ce qui est bien l’incidence cette fois du sujet qui parle, en tant que tel (et non pas du sujet de la science). C’est pourquoi elle va se centrer sur autre chose, à savoir la batterie du signifiant, dont il s’agit d’assurer la prévalence sur ces effets de signifi­cation.

 

  1. énonciation L03 30/5/55 (Ax93) [ce n’est pas moi] ce mode d’énonciation est ce que Lacan épingle comme « le fondement même de la structure paranoïaque ».

 

  1. énonciation L09 24/01/62 p.160: Le « ne » de « je crains qu’il ne vienne » /…/ ne veut rien dire d’autre que « j’espérais qu’il vienne »; il exprime la discordance de vos propres sentiments à l’endroit de cette personne, qu’il véhicule, en quelque sorte, la trace combien plus suggestive d’être incarnée dans son signifiant, puisque nous l’appelons en psychanalyse ambivalence. « Je crains qu’il ne vienne » /…/  [c’est] montrer combien, dans un certain type de relations, est capable /…/ de se marquer en une béance cette distinction du sujet de l’acte d’énonciation en tant que tel, par rapport au sujet de l’énoncé

 

  1. énonciation L09 07/03/62 p.256: C’est donc le sujet /…/ qui introduit la privation et par l’acte d’énonciation qui se formule essentiellement ainsi: « se pourrait-il qu’il n’y ait mamme? « ne » n’est pas négatif; « ne » qui est strictement de la même nature que cxe que l’on appelle explétif dans la grammaire française, : « se pourrait-il qu’il n’y ait mamme?  Pas possible, rien peut-être ». /…/ Ce n’est qu’à partir du « pas possible » que le réel prend place. /…/ Le pas possible c’est l’exception et ce Réel existe bien sûr. /…/ Il n’y a que du « pas possible » à l’origine de l’énonciation.

 

  1. énonciation L17 Livre XVII, 21 janv. 1970, p. 67.J’appelle proposition crue celle qu’ailleurs on mettra entre guillemets, chez Quine, par exemple, où l’on distingue l’énoncé de l’énonciation. Ce qui en est une opération que, pour avoir construit mon graphe préci­sément sur son fondement, je n’hésite pourtant pas à déclarer arbitraire. Il est clair en effet qu’il est soutenable de dire, comme c’est la position de Wittgenstein, qu’il n’y a à ajouter nul signe d’affirmation à ce qui est assertion pure et simple. L’assertion s’annonce comme vérité. Comment dès lors sortir de ce qu’il en est des conclusions de Wittgenstein ?  si­non à le suivre là-même où il est entraîné, à savoir vers la proposition élémentaire, dont la notation comme vraie ou fausse est celle qui doit, de toute façon, qu’elle soit vraie ou fausse, assurer la vérité de la pro­position composée. Quels que soient les faits du monde, je dirais plus, quelque soit ce que nous en énonçons, la tautologie de la totalité du dis­cours, c’est cela qui fait le monde.

 

  1. énonciation L23 13/01/76 7 : J’ai déjà parlé dans le temps de l’énigme. J’ai écrit ça ‘E’ indice petit ‘e’ (Ee). Il s’agit de l’énonciation et de l’énoncé. Une énigme comme le nom l’indique est une énonciation telle qu’on n’en trouve  pas l’énoncé.
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