Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

 NOEUD

 

nœud L12 17/3/65, p.8: Le silence forme un lien, un nœud fermé entre quelque chose qui est un instant et quelque chose qui est ce parlant ou pas, l’Autre; c’est ce nœud clef qui retentir quand le traverse et même le creuse le cri. Quelque part dans Freud il y a la perception du caractère primordial de ce trou de cri. C’est à ce niveau qu’il articule et qu’apparaît le Nebenmensch. /…/ Ce silence c’est peut-être le modèle, ainsi dessiné /…/ avec cet espace enclos par la surface /…/ qui fait la structure originelle /…/ au niveau de la bouteille de Klein [effet de sens = fermeture moebienne].

 

nœud borroméen L21 18/1273 p.14: Le rapport du corps et de la mort est articulé par l’amour divin d’une telle façon qu’il fait, d’une part, que le corps devient mort, que la mort devient corps, d’autre part, par le moyen de l’amour /…/ La théologie c’est la transformation du terme désir en terme fin. Mais dans cettte articulation ce qui fait la fin c’est le moyen. Dans  le noeud borroméen, il y a confusion du moyen et de la fin. Toute fin peut servir de moyen [l’amour divin chasse le désir] avec pour gain la vérité, la vérité du trois. D’où le dire que le désir du pervers est dans l’Autre.

 

nœud borroméen L22 17/12/75 ORN2 p.98.: La mise au point résulte d’une certaine ventilation de ladite métraphore [du rapport sexuel] élaborée sous le nom de philosophie, ne va pas pour autant bien loin, pas plus loin que le christianisme, fruit de la triade qu’en “l’adorant” il dénonce dans sa vraie “nature”. Dieu est le pas-tout qu’il a le mérite de distinguer en se refusant à le confondre avec l’idée imbécile d’univers (cosmos). Mais c’est bien ainsi qu’il permet de l’identifier à ce que je dénonce comme ce à quoi aucune existence n’est permise, parce que c’est le trou en tant que tel -le trou que le noeud borroméen permet de distinguer (distinguer de l’ex-sistance d’une consistance soumise à la nécessité, ne cessant pas de s’écrire) de ce qu’elle ne puisse pas entrer dans le trou sans nécessairement en ressortir, et dès à la fois suivante (la foi dont le croisement de sa mise à plat fait foi).

 

nœud borroméen L22 J. LACAN, Séminaire, Livre XXII, RSI, Ornicar?, n°5, p.15 . “96 automorphismes, 48 invariences et deux automorphismes sont à envisager

 

nœud JOYCE  L23  J. LACAN, Séminaire, Livre XXIII, séance du 11 mai 1976 .un quatrième rond (∑)

 

nœud NÉVROTIQUE  L23 J. LACAN, LIVRE XXIII, Le Sinthôme, séance du 18/11/75 .

noyau de notre être L02 59 Livre II (p. 59)  der Kern unseres Wesens :Le noyau de notre être ne coïncide pas avec le moi […] vous vous met­tez normalement à penser que ce “Je” c’est le vrai moi. Vous vous ima­ginez que le moi n’est qu’une forme incomplète, erronée de ce “je”. Ainsi ce décentrage essentiel à la découverte freudienne vous l’avez fait mais aussitôt vous l’avez réduit.

 

nœud SERRAGE DU NOEUD L09 30/05/62, p.474: C’est cette confusion par où deux dissymétrie différentes se trouvent, pour le sujet, servir de support à ce qui est la visée essentielle du sujet dans son être, à savoir la coupure de « a », le véritable objet du désir où se réalise le sujet lui-même, c’est dans cette visée fourvoyée /…/ que reside non seulement le secret des effets de la névrose, à savoir que le rapport du narcissisme /…/ n’est pas le véritable support de la névrose, mais que pour que le sujet en réalise la fausse analogie l’important, encore que déjà le serrage, la découverte de ce noeud soit capitale pour nous orienter dans les effets névrotiques, [mais] c’est que c’est aussi la seule référence qui nous permette de différencier radicalement la structure du névrosé de celles que l’on appelle perverses et celles qu’on appelle psychotiques.

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