Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

NOM

 

NdP L09 24/01/62 p.179-80: Ceci veut dire quelque chose: dans l’ambigu>ïté du support particulier que nous pouvons donner dans l’engagement de notre parole au NdP comme tel, il n’en reste pas moins que nous ne pouvons faire quoi que ce soit qui, aspiré dans l’atmosphère de l’humain, /…/ puisse /…/ se considérer comme complètement dégagé du NdP; que même ici (case vide) /…/ c’est néanmoins par rapport à cette déchéance, par rapport à une première lexis qui est celle du NdP que ce juge cette catégorie particulière.

 

néant L09 17/01/62 p.158: BERGSON son réalisme naïf qui le pousse contre toute idée de néant

 

nom L09 13/12/61 p.105: Pour HANS, s’asseoir sur la girafe = effacer la tension entre deux girafes (« deux extrêmes du sujet ») : le sujet anima qui représente la mère /…/ la mère en tant qu’elle est cet immense phallus du désir /…/ et puis cette autre [girafe]: quelque chose sur une surface de papier. /…/ Cette belle mécanique doit nous faire sentir ce dont il s’agit, si c’est bien de son identification fondamentale, de la défense  de lui-même contre cette capture originelle dans le monde de la mère /…/ Ici, déjà, nous voyons exemplifiée cette fonction de signifiant /…/ en tant qu’elle est le point d’amarre de quelque chose d’où le sujet se constitue /…/ la fonction du nom.

 

nom propre E564,  [Schreber] “C’est autour de ce trou où le support de la chaîne signifiante manque au sujet […] que s’est jouée toute la lutte où le sujet s’est reconstruit. Cette lutte […] les jeunes filles qui assiégeaient les bords du trou de leur co­horte, en firent la glose […] Damné garçon ! Autrement dit : c’est un rude lapin. Hélas, ce n’était que par antiphrase.

 

nom propre Figaro Littéraire (le 1.12.1966) sous le titre “Un psychanalyste s’explique”, Jacques Lacan, veut que la psychanalyse redevienne La peste” “L’enfant fait passer son besoin par le langage mais jamais le langage n’arrive à s’égaler à lui-même. Et c’est cette béance […] que vient com­bler le désir. Le désir est donc articulé dans le langage sans que le lan­gage puisse s’égaler à lui. […] Cette histoire date d’avant la naissance. Non seulement parce que l’enfant, avant de venir au monde, est déjà assorti d’un nom et d’un pré­nom, mais encore parce que sa naissance est commandée par le désir de ses parents. La façon dons ses parents l’ont désiré, bien ou mal, avant sa naissance […] cela va le lier à une certaine place dans le monde et de cette place va résulter telle ou telle consé­quence parmi lesquelles perver­sions, névroses, etc. S’il est donc vrai que, pour Freud, tout est inscrit dans cette parole structurée qu’est le désir, il suit que tout dans l’histoire de l’homme, est lié à incidence du langage.

 

nom propre L03 111: “Chaque fois […] que nous trouvons un squelette, nous l’appelons hu­main s’il est dans une sépulture. Quelle raison peut-il y avoir de mettre ce débris dans une enceinte de pierre ? Il faut déjà pour cela qu’ait été instauré tout un ordre symbolique, qui comporte que le fait qu’un mon­sieur ai été Monsieur Untel dans l’ordre social nécessite qu’on l’indique sur la pierre des tombes. Le fait qu’il est appelé Untel dépasse en soi son existence vitale. Cela ne suppose nulle croyance à l’immortalité de l’âme, mais simplement que son nom n’a rien à faire avec son existence vivante, la dépasse et se perpétue au-delà. Si vous ne voyez pas que c’est l’originalité de Freud d’avoir mis la chose en re­lief, on se demande ce que vous faites dans l’analyse.

 

nom propre L09 06/12/61, p.68: Si je dis « mon grand-père est mon grand-père, vous devez tout de même bien saisir là qu’il n’y a aucune tautologie; que « mon grand-père », premier terme est un usage d’index du terme « mon grand-père », qui n’est pas sensiblement différent de son nom propre, par exemple Émile LACAN, ni non plus du « c » du « c’est », quand je le désigne quand il rentre dans une pièce: « c’est mon grand-père ». Ce qui ne veut pas dire que son nom propre soit la même chose que ce « c », de « this  is my grand father ». On est stupéfait qu’un logicien comme Russel au pu pouvoir dire que le nom propre est de la même catégorie, de la même classe signifiante, que le « this , that, ou it », sous prétexte qu’ils sont susceptibles du même usage fonctionnel dans certains cas.

nom propre L09 06/12/61, p.74: Voilà, me disais-je en m’adressant à moi-même par mon nom secret ou public, voilà pourquoi ta fille n’est pas muette, voilà pourquoi ta fille est ta fille, car si nous étions muets elle ne serait point ta fille.

nom propre L09 13/12/61 p.105: Vous devez toujours faire attention à comment s’appelle votre patient. Ce n’est jamais indifférent /…/ toutes sortes de choses peuvent se cacher derrière cette sorte de dissimulation ou d’effacement qu’il y aurait du nom concernant les relations qu’il a à mettre en jeu avec tel autre sujet.

 

Nom propre L09 20/12/61 p.112: Cette caractéristique du nom propre, il [Gardiner] va, pour l’élaborer, prendre référence à John Stuart Mill et à un grammairien grec du II° siècle après J.C., qui s’appelle Dionysius Thrax. /…/ Le nom propre, idion koinon, d’ailleurs n’est que la traduction de ce qu’ont apporté là-dessus les Grecs .

 

nom propre L09 20/12/61 p.113 marque: Si quelque chose est un nom propre c’est pour autant que ça n’est pas le sens de l’objet qu’il amène avec lui, mais quelque chose qui est la marque appliquée en quelque sorte sur l’objet, superposée à lui /…/.

 

nom propre L09 20/12/61 p.117: nous arrivons maintenant, avec ce départ que nous avons pris dans la fonction du trait unaire, à quelque chose qui va nous permettre d’aller plus loin: je pose qu’il ne peut y avoir de définition du nom propre que dans la mesure où nous nous apercevons du rapport de l’émission vocale avec quelque chose qui, dans sa nature radicale, est de l’ordre de la lettre.

 

nom propre L09 20/12/61 p.124: la caractéristique du nom propre est toujours plus ou moins liée à ce trait de sa liaison, non pas au son mais à l’écriture.

 

nom propre L09 20/12/61 p.125: Cette structure sonore /…/ nous devons la respecter, et ce en raison de l’affinité justement du nom propre à la marque, à la désignation directe du signifiant comme objet /…/ de la naissance du signifiant à partir de ce dont il est le signe.

 

nom propre L12 12 janv. 1965 : “Dans ce champ, celui dont part Freud : l’oubli des noms, le phonème, son oubli est au principe que : cet oubli n’est nullement l’oubli du mot comme signification (qui subsiste), mais du défaut d’une articulation de signifiance. Je me suis souvenu, à ce propos, […] que, curieusement, l’expression en français “le mot me manque” est datable ; […] nous en avons l’attestation de quelqu’un du cercle des “Précieux” du début du XVIIIe siècle […] “le mot me manque” laissait planer une part d’impen­sable sur le manque de signifiant ; […] “le mot me manque” n’explique pas tout Freud mais c’est une façon d’in­troduire […] la forme d’une question […] sur ce qu’il en est d’un savoir avant ce moment […] où il émerge. […] Il est clair qu’il n’avait pas la même valeur significative mais ce n’est pas de ce côté que nous devons chercher le ressort d’inci­dence de cette conjoncture signifiante qui est pour nous ce autour de quoi nous allons structurer la notion de savoir. Je n’en veux pour preuve que d’indiquer la stérilité, la fermeture, que com­porte l’autre versant, celui du logico-positivisme, qui, allant cher­cher le “meaning of meaning“, à s’assurer, à se prémunir, dirai-je, des surprises de la conjonction signifiante, en dé­membrant en quelque sorte […] la diversité de ces réfrac­tions significatives, n’aboutit, à propos du beau, qu’à nous isoler des diverses acceptions dans lesquelles ce mot peut être compris, rendant dès lors les diverses significations selon les­quelles il peut être pris.

 

nom propre L12 13 janv. 1965 : “fonction d’oscillation, de vacilla­tion dynamique, spécialement indicatrice par où la fonction du nom propre trouve prise dans […] notre champ”.

 

nom propre L12 13 janv. 1965 : [effets de significa­tion] : ce qui veut dire ni absurde, ni insensé : non-sens c’est ce qu’il y a de plus positif, de plus nodal dans l’effet de sens, à savoir dans quelque chose qui s’incarne dans ces effets d’oubli de nom propre, si riches, si éclairants dans le texte de Freud. C’est là que nous trouvons […] la structure du sup­port […] quelque chose […] de plus vrai […] le mot vrai tel que je l’emploie veut dire réel, […] impossible.

 

nom propre L12 17 janv. 1965 : […] est-ce qu’une licorne existe ? un centaure est-ce que ça existe ? A partir du moment où il a un nom, c’est bien là ce dont il s’agit dans no­tre pratique, à savoir : l’incidence de la nomination à son état concep­tuel, ou à son état pur dans le nom propre, à la­quelle nous avons à faire ; à l’énonciation de ce qui détermine le sujet dans sa structure et dans son opération analytique. Le résumé de cet ouvrage de Frege se raccorde à notre pratique.

nom propre L12 Livre XII, 6 janv. 1965. le “nom propre est une fonction volante” et une “fausse apparence de suture”,

 

nom propre L12 6 janv. 1965 : ce nom propre ne serait qu’en dernier terme celui qui serre les choses d’assez près pour atteindre l’individu dans ce qu’il a de particulier. […] c’est aussi lourd de conséquences que, dans la théorie mathématique des ensembles, de confondre le sous-ensemble qui ne comprend qu’un seul objet avec cet ob­jet lui-même.

 

nom propre L12 6 janv. 1965 : qu’est-ce que c’est que ce nom propre dans l’ambiguïté de cette fonction inchoative et qui semble trouver la compensation du fait que ses proprié­tés de renvoi ne le sont pas, deviennent des propriétés de remplacement, de saut.

 

nom propre L12 6 janv. 1965: C’est à chaque place du tissu ici, que par un simple glissement, peut se pro­duire cet anneau de manque qui, lui, donne sa structure; c’est […] ce que nous essayons de considérer aujourd’hui concer­nant le phénomène dit de l’oubli du nom propre. “Tout ce que les théoriciens, et nommément les linguistes ont essayé de dire sur le nom propre achoppe autour de ceci : […] qu’on est incapa­ble de dire en quoi ; […] il a, par rapport aux autres, cette propriété […] qu’on peut […] l’employer au pluriel ; on dit les Durant ; on peut em­ployer un nom verba­lement, en fonction d’adjectif, d’adverbe.

 

nom propre L12 9 déc. 1964:  La fonction du nom propre, il est impossible de l’isoler sans pousser la question de ce qui s’annonce au niveau du nom propre. […] Car ce qui s’annonce dans Socrate est dans un rapport tout à fait privilégié : la mort. Car s’il y a une chose dont on est sûr c’est que la mort il l’a de­mandée : “ou bien acceptez l’atopie, ou tuez-moi”.

 

nom propre L12 6 janvier 1965 : [l’oubli]: “C’est l’opération de ce point d’émergence […] par où ce qui ne peut se traduire par le manque vient à l’être”.

 

nom propre L12 séance du 9 déc. 1964 :  “Socrate c’est le nom propre de celui qui s’appelle Socrate”.

 

nom propre L18 12 mai 1971 : Donc dans la cur­sive [cursive dont le singulier écrase l’universel dans la calli­graphie chinoise] le caractère, je l’y retrouve pas parce que je suis novice mais c’est pas l’important. Car ce que j’appelle ce “singulier” peut appuyer une forme plus ferme. L’important, c’est ce qu’il y ajoute : c’est une dimension […] là demeure ce que je vous ai introduit d’un mot que j’écris pour m’amuser “papeludun”. C’est la dimension […] du petit jeu des mathématiques, de Peano, etc. et de la façon dont il faut que Frege s’y prenne pour réduire la série de nombres naturels à la logique, celle dont j’instaure le sujet dans […] le Hun en peluche. Ça sert beau­coup ; ça se met à la place de l’A-chose, avec un grand A et ça se bou­che d’un petit “a”.

 

nom propre L18 9 juin 1971 : “une femme est solidaire du pas-plus-d’un, qui proprement la loge dans cette logique du successeur de Peano nous a donné comme modèle.

 

nom XXX un changement sur le plan  psychique qu’elles ne le font sur le plan corporel au moment de la puberté . Le signifiant c’est ce qui rend compte de toutes ces variation du nom. // Cela est essentiel lorsqu’on sait qu’il en va de la conservation de l’identité même du sujet et que ce dernier pourra être conduit à aliéner sa liberté, voire même à offrir sa vie pour soutenir son désir. Qui veut en savoir un peu plus long sur cette identité du sujet devra pousser la curiosité au delà de ce qu’une analyse ordinaire cherche à atteindre, ce qui implique une certaine sagacité de la part de l’analyste et une technique éprouvée.

 

nomi­nation L02 202 Le mot, le mot qui nomme, c’est l’identique. Le mot répond non pas à la distinction spatiale de l’objet, toujours prête à se dissoudre dans une identification au sujet, mais à sa dimension temporelle. L’objet, un ins­tant constitué comme un semblant du sujet humain, un double de lui-même, présente quand même une certaine permanence d’aspect à travers le temps, qui n’est pas indéfiniment durable, puisque tous les objets sont périssables. Cette apparence qui perdure un certain temps n’est stricte­ment reconnaissable que par l’intermédiaire du nom. Le nom est le temps de l’objet. [Nous soulignons :.S.S-N.] La nomi­nation constitue un pacte, par lequel deux su­jets en même temps s’accordent à reconnaître le même objet. Si le sujet hu­main ne dénomme pas comme la Genèse dit que cela a été fait au Paradis terrestre (les espèces majeures d’abord), si les su­jets ne s’entendent pas sur cette reconnaissance, il n’y a aucun monde, même perceptif, qui soit soutenable plus d’un instant. Là est le joint, la surgis­sance de la dimension du symbolique par rapport à l’imaginaire.

 

nomination L02 202 Le moi dans la théorie de Freud…, :..”C’est là qu’intervient la relation symbolique. Le pouvoir de nommer les objets structure la perception elle-même. Le percipi de l’homme ne peut se soutenir qu’à l’intérieur d’une zone de nomination. C’est par la no­mination que l’homme fait subsister les objets dans une certaine consis­tance. S’ils n’étaient que dans un rapport narcissique avec le sujet, les ob­jets ne seraient jamais perçus que de façon instantanée.

 

nomination L02 297 Le moi dans la théorie de Freud… : La nomination est l’évocation de la présence, le maintien de la présence dans l’absence. En résumé, le schéma qui met au cœur de la théorisation de l’analyse la relation d’objet élude le ressort de l’expérience analytique, à savoir que le sujet se ra­conte. Qu’il se raconte est le ressort dynamique de l’analyse. Les déchirures qui apparaissent, grâce à quoi vous pouvez al­ler au-delà de ce qu’il vous raconte, ne sont pas un à-côté du discours, elles se produisent dans le texte du discours. C’est pour autant que dans le discours quelque chose apparaît comme ir­rationnel, que vous pouvez faire intervenir les images dans leur valeur symbolique.

 

nomination L09 10/01/62 p.146-47: Il y a un petit exercice /…/ celui de la certitude anticipée à propos du jeu des disques où c’est le repérage de ce que font les deux autres qu’un sujet doit déduire la marque pair ou impair dont lui-même est affecté dans son propre dos /…/. Il y a quelque chose d’analogue ici: ce n’est pas indéfiniment qu’on peut inclure tous les « je pense donc je suis » dans un « je  pense »; où est la limite? /…/ dans l’iden­tification /…/ au trait unaire, est-ce qu’il n’y a pas assez pour supporter ce point impensable et impossible du « je pense », au moins sous sa forme de différence radicale? Si c’est par un Un que nous figurons ce « je pense » /…/ en tant qu’il a rapport avec ce qui se passe à l’origine de la nomination, en tant que c’est ce qui nous intéresse: la naissance du sujet, le sujet est ce qui se nomme. Si nommer c’est d’abord quelque chose qui a affaire avec une lecture du trait Un, désignant la différence absolue, nous pouvons nous demander comment je chiffrerai la sorte de « je suis » qui ici se constitue, en quelque sorte rétroactivement, simplement de la reprojection de ce qui se constitue comme signifié du « je pense », à savoir la même chose, l’inconnu de ce qui est à l’origine sous la forme du sujet.

 

nomination L09 9 mai 1962. inédit, L’identification : J’anticipe et profère que le phallus dans sa fonction radicale est seul signifiant [à se signifier lui-même] mais quoiqu’il puisse de signifier lui-même il est nommable comme tel. /…/ Disons qu’il est le seul nom qui abolisse toutes les autres nominations et que c’est pour cela qu’il est indicible.

 

nomination L12 164 : [le lekton repose sur une tradition] qui repose sur l’opposition concernant la fonction du signifiant entre ces deux grandes fonctions qu’ARISTOTE admirable­ment distingue, affirme dans leur simplicité [énonciation et nomination] .

 

nomination L12 Livre XII, 7 avril 1965 : La fonction de la no­mination mérite d’être réservée comme originale, comme ayant un statut opposé à celle de l’énonciation de la phrase (quelle qu’elle soit : propositionnelle, définitionnelle, rela­tionnelle, prédicative) ; la phrase (en tant qu’elle nous intro­duit dans l’action effi­cace du symptôme), qu’elle aboutisse à cette saisie dont le culmen est la formation du concept, laisse […] en suspens la fonction de la nomination (en tant qu’elle introduit dans le réel ce quelque chose qui dénomme, et dont il ne suffit pas de le résoudre autour d’une façon de faire coller à une chose à qui serait déjà donné, l’étiquette qui permettrait de la recon­naître). […] la nomination dont il s’agit, part de la marque, de la trace de quelque chose qui entre dans les choses et les modifie dans leur statut même de choses.

 

nomination L12 12 mai 1965 : Deux rapport se dessinent dans cette relation tierce que je vous articule, du “signifiant re­présentant quelque chose auprès d’un autre signifiant” au “si­gnifiant représentant le sujet dans une fonction d’alternance, de vel, de ou bien ou bien” ; ou bien le signifiant qui repré­sente ou bien le sujet… C’est bien là la singularité essentielle requise de l’analyste, s’il avait irréductiblement à répondre par cette nomination fantasmatique, qui serait toujours cette formu­lation onomastique, dont le manque serait comblé par la formulation d’un nom.

 

nomination L18, 16/6/71 16 : Jamais l’Oedipe n’a été par FREUD véritablement élaboré /…/ Mais observons bien ce que veut dire maintenant cette nomination, cette réponse à l’appel du père dans l’Oedipe . Si je vous ai dit /…/ que ça introduit à la série des nombres naturels, c’est que là nous avons ce qui, à la plus récente élaboration logique de cette série -à savoir celle de PEANO- s’est avéré nécessaire . /…/ On rencontre la nécessité du zéro pour poser le successeur .

Nous posons au départ que le petit <<a>> est l’un des termes quelconques de la relation génitale, puisque, en fonction de ce que nous savons du complexe d’Oedipe, la fille comme  le garçon entrent dans le rapport sexuel comme enfants, autrement dit comme représentant d’ores et déjà le produit .

 

nomination L22 13 mai 1975, Ornicar? n° 5, p.65 :

.A quoi maintenant coupler la nomination qui ici [dans le nœud à quatre] fait quatrième terme ? Allons-nous la coupler à l’ima­ginaire, en tant que, venant du symbolique, elle fait dans l’imaginaire un certain effet ? C’est ce dont il semble s’agir chez les logiciens quand ils parlent de ré­férent. En effet, la description russellienne, celle qui émerge lorsqu’on s’inter­roge sur l’identification de Walter Scot comme auteur de Wawer­ley, concerne, semble-t-il, ce qui s’individualise du rapport pensé au corps. Or, il n’est en fait rien de semblable. La notion de référence vise le réel. C’est en tant que réel que ce que les logiciens imaginent comme réel donne son support au référent, à la no­mination imaginaire [supportée par la droite infinie]. Entre R et S, nous avons une nomination in­dice i et puis de I. Voilà ce qui constitue le lien entre le réel et le symbolique.

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