Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

 PSYCHÉ INDEX

Psyché E469: Mais ce qu’il faut dire, ce conformément à ARISTOTE, c’est que ce n’est pas l’âme qui parle, mais l’homme qui parle avec son âme /…/ .

 

Psyché L12 144:`Est-ce que toute expression est sincère? Ce que j’exprime c’est l’état de mon âme, comme dit ARISTOTE. Ces gens avaient l’âme noble. Ce qu’écrit ARISTOTE n’est jamais à repousser si rapidement /…/ Que le langage exprime quelque chose qui serait le fond du sujet est une pensée radicalement fausse à laquelle un analyste ne saurait en aucune façon s’abandonner. [habiter le langage; l’interjection: fonction de la cou­pure].

 

Psyché L10 14/11 19 La colère /…/ c’est ce qui se passe chez les sujets quand les petites chevilles ne rentrent pas dans les petits trous [ça veut dire que l’autre du Réel “ne joue pas le jeu”]. /…/ Où est-ce que ARISTOTE traite le mieux des passions. /…/ c’est au livre II de sa Rhétorique. [théorie générale de l’affect= Psychologie, Psyché= discours de cette réalité irréelle. Psychanalyse= praxis, une éroto­logie; l’affect= angoisse].

 

Psyché L15 13/3 213 La psychanalyse se pratique /…/ avec un analyste. Il faut entendre ici “avec” au sens instrumental /…/. Comment se fait-il qu’il existe quelque chose qui ne puisse ainsi se situer qu’avec un psychanalyste; comme ARISTOTE dit, /…/ “l’homme pense avec son âme”.

 

Psyché L20 81: Si ARISTOTE supporte son Dieu de cette sphère immobile /…/ c’est parce qu’elle est censée savoir son bien. Voilà ce dont la faille induite du discours scientifique nous oblige à nous passer. Il n’y a aucun besoin de ce savoir dont ARISTOTE part à l’origine. Nous n’avons aucun besoin pour expliquer les effets de la gravitation d’imputer à la pierre qu’elle sait le lieu qu’elle doit rejoindre. L’imputation d’une âme à l’ani­mal fait du savoir l’acte par excellence de rien d’autre que le corps -vous voyez qu’ARISTOTE n’était pas si à côté de la plaque- à ceci près que le corps est fait pour une activité, une énergéia, et que quelque  part l’entélé­chie de ce corps se supporte de cette substance qu’il ap­pelle l’âme. [dans le fantasme le sujet en sait beaucoup plus qu’il ne croit quand il agit. Mais il ne suffit pas qu’il en soit ainsi pour que nous ayons l’amorce d’une Cosmologie.]

Psyché L20 95-96: Je pense à vous, c’est bien déjà faire objection à tout ce qui poussait les sciences humaine dans une cer­taine conception de la science, non pas cette science qui se fait seulement depuis quelques siècles, mais celle qui s’est définie d’une certaine façon avec ARISTOTE. /…/L’inconscient, c’est que l’être en parlant jouisse, et, j’ajoute, ne veuille rien en savoir de plus. /…/ Il n’y a pas de désir de savoir. /../ Vous voyez bien que cela comporte une question sur ce qu’il en est de cette science effective que nous possédons sous le nom d’une phy­sique. En quoi cette science concerne-t-elle le réel? La faute de la science que je qualifie de traditionnelle pour être celle qui nous vient de la pensée d’ARISTOTE, sa faute  est d’impliquer que le pensé est à l’image de la pensée, c’est-à-dire que l’être pense. /…/ C’est là-dessus qu’est fondé ce qu’on appelle comiquement Behaviourism. /…/ C’est là-dessus qu’on a espéré fonder les sciences humaines, envelopper tout comportement, n’y étant supposée l’intention d’aucun sujet. /…/ L’ennui, c’est qu’il ne fait rien de plus que d’y injecter, tout ce qui s’est élaboré /…/ aristotéliciennement, de l’âme.

 

Psyché L20 99: L’âme -il faut lire ARISTOTE- c’est évidemment à quoi aboutit la pensée du manche. /…/ ce qu’elle élabore la pensée en question, ce sont des pensées sur le corps. /…: c’est un fait que ça pleurniche /…/ on vous affecte /…/ Quel rapport y a-t-il  entre cette  pleurnicherie et le fait de parer à l’imprévu, c’est-à-dire de se barrer? /…/ Le sujet se barre [$], en  effet, je l’ai dit, et plus souvent qu’à son tour. Constatez là seulement qu’il y a tout avantage à unifier l’expression pour le S. l’I. et le R., comme /…/ le faisait ARISTOTE, qui ne distinguait pas le mouvement de l’alliosis. Le changement et la  motion dans l’espace c’était pour lui -mais il ne le savait pas- que le sujet se barre. /…/ Qui ne voit que l’âme, ce n’est rien d’autre que son identité supposée, à ce corps, avec tout ce que l’on pense pour l’expliquer? Bref l’âme, c’est ce qu’on pense à propos du corps -du côté du manche. /…/ Qu’il y ait quelque chose qui fonde l’être, c’est assurément le corps. Là-dessus ARISTOTE ne s’y est pas trompé. /…/ Mais il n’arrive pas, lisez le /…/ De Anima, /…/ que l’homme pense avec -instrument- son âme, c’est-à-dire, je viens de le dire, les mécanismes supposés dont se supporte son corps.

 

Psyché L21 20/11 22 [on  ne peut donner un sens au chiffrage dans le rêve puisqu’il est à la place du sens][FREUD, dans la septième édition de la Traumdeutung, répudie le fait de la subsistance de ce qui est mort (l’immortalité de l’âme), et que “tous les élé­ments de l’avenir soient calculables”] Ce qui évidement rejoint le sol solide d’ARIS­TOTE, hein. (1°) L’âme dans ARISTOTE est définie de telle sorte qu’elle n’implique nullement son immortalité /…/ (2°) C’est le maintien du contingent comme essentiel /…/. De quoi se sert ARISTOTE dans sa définition du contingent? De savoir qui est-ce qui demain va avoir la victoire. /…/ Gloria, donnez moi un cigare.

 

Psyché L21 19/2 94 Chaque fois qu’on part /…/ d’un état du monde, comme on dit, pour y pointer la vérité, on se fout le doigt dans l’œil. Parce que le monde /…/ c’est une hypo­thèse qui emporte tout le reste. Y compris l’âme. Et ça se voit bien à lire ARISTOTE; le De l’âme, c’est comme pour HINTIKKA, je vous en conseille beaucoup la lecture.

Print Friendly, PDF & Email