Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

TENSION

tension senti L01 211 Livre I (p. 211)  EPISSURE :(I#R) La dernière fois, j’ai essayé de vous imager ce processus […] qu’on ap­pelle en anglais working-through. On le traduit en français, difficile­ment, par élaboration, ou travail. C’est cette dimension, au premier abord mystérieuse, qui fait qu’il nous faut avec le patient cent fois sur le métier remettre notre ouvrage pour que certains progrès, franchissements subjectifs, soient accomplis. Ce qui s’incarne dans le mouvement de moulin qu’expriment ces deux flèches de 0 à 0′, et de 0′ à 0, dans ce jeu d’aller et retour, c’est le mi­roitement de l’en-deçà à l’au-delà du miroir par où passe l’image du su­jet. Il s’agit au cours de l’analyse, de sa complétion. En même temps le sujet réintègre son désir. Et chaque fois qu’un pas nouveau est fait dans la complétion de cette image, c’est sous la forme de tension particuliè­rement aiguë que le sujet voit son désir surgir en lui-même. […] Cela n’épuise pas le phénomène, puisqu’aussi bien, rien n’est concevable sans l’intervention de ce tiers élément, que j’ai introduit la dernière fois  la parole du sujet. A ce moment là, le désir est, par le sujet, senti; il ne peut l’être sans la conjonction de la parole. Et c’est un moment de pure angoisse, et rien d’autre. […] c’est le moment où l’imaginaire et le réel de la situation analytique se confondent (I#R).[…]

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