Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

A-COSMIQUE

 

a-cosmique L09  Livre IX, 7 juin 1962.[…] la fonction de l’objet partiel ne saurait pour nous d’aucune façon être réduite si ce que nous appelons objet partiel c’est ce qui désigne le point de refoulement du fait de sa perte. Et c’est à partir de là que s’en­racine l’illusion de la cosmicité du monde. Ce point acosmique du désir, en tant qu’il est désigné par l’objet de la castration, c’est ce que nous devons préserver comme le point pivot, le centre de toute élaboration de ce que nous avons à ac­cumuler comme faits concernant la constitution du monde comme objectal.

 

a-cosmique L09 Livre IX, 13 juin 1962, p. 502-3.[…] la for­mation du canal chordal, qui se produit au niveau du noeud de Hensen, avec une façon de se prolonger latéralement, donne l’idée qu’il se produit là un processus d’entrecroisement, dont l’aspect morphologi­que ne peut pas manquer de rappeler la structure du plan projectif. […] (p. 503) Si la ligne que je trace ici sous la forme d’un entrecroisement de fibres est quelque chose que vous connaissez déjà dans le cross-cap, ce que j’entends vous signaler c’est que le point qui le termine, bien sûr, est un point mathématique, un point abstrait. […] c’est un point-trou […] c’est-à-dire fait de l’accolement de deux bords […].

 

a-cosmique L09, 27/06/62, p.542: la fonction de l’objet partiel ne saurait d’aucune façon être réduite, si ce que nous appelons objet partiel c’est ce qui désigne le point de refoulement du fait de sa perte. C’est à partir de là que s’enracine l’illusion de la cosmicité du monde. Ce point a-cosmique du désir, en tant qu’il est désigné par la castration, c’est ce que nous devons préserver comme le point pivot /…/ concernant la constitution du monde comme objectal. Mais cet objet « a », que nous voyons surgir /…/ c’est la perte de cet objet même, du membre jamais retrouvé d’Horus démembré /…/ C’est pour autant que le sujet est d’abord et uniquement /…/ coupure de cet objet, que quelque chose peut naître, qui est cet intervalle entre cuir et chair, entre Wahrnehmung et Bewusstsein [Inconscient comme sujet].

 

a-cosmique L12 16/12/64 Il y a dans la loi de Newton quelque chose d’une nature a-cosmique qui permet de se faire dans le développement de la science moderne l’ouver­ture dont il s’agit ; à savoir le cosmos lui-même est quelque chose qui dépend de la construction d’une nature parfaitement a-cosmique. C’est à ceci, à la sphère interne, que, sous le nom de réalité, nous avons à faire dans l’analyse. Réalité apparente qui est celle de la correspondance (en apparence modelée l’une sur l’autre), de  quelques chose qui s’appelle l’âme à quelque chose qui s’appelle la réalité.

 

a-cosmique L12 Livre XII, 3 février 1965, p. 103. J’avance la formule suivante, avant de la commenter nous pourrions dire que le désir est la coupure par quoi se révèle une surface comme a-cosmique […] ce terme d’a-cosmique, je l’ai sorti de plus d’un horizon  […]

 

a-cosmique L12  séminaire XII (L11, p. 28), Lacan vien­dra préciser que cette illusion, ce mirage de la cosmicité et donc de l’unité du monde, ne sert qu’à masquer le fait de la castration et le réel de la fente :Est-ce que le un est antérieur à la discontinuité ? Je ne le pense pas, et tout ce que j’ai en­seigné ces dernières années tendait à faire virer cette exigence d’un un fermé  mirage auquel s’attache la référence au psy­chisme d’enveloppe, sorte de double de l’organisme où réside­rait cette fausse unité. Vous m’accorderez que le un qui est in­troduit par l’expé­rience de l’inconscient c’est le un de la fente, du trait, de la rupture.

 

a-cosmique L18 D’un discours qui ne serait pas du sem­blant  (Livre XVIII, 12 mai 1971, p. 5.et une seconde fois dans “Lituraterre” :

 

a-cosmique L22 Livre XXII, R.S.I., inédit, sauf Ornicar? n° 2, 17 déc. 1975, p. 98.La mise au point qui résulte d’une certaine ventilation de la dite métaphore [du rapport sexuel] élaborée sous le nom de philosophie, ne va pas pour autant bien loin, pas plus loin que le christianisme, fruit de la triade qu’en “l’adorant” il dénonce dans sa vraie “nature” : Dieu est le pas-tout qu’il a le mérite de distinguer en se refusant à la confondre avec l’idée imbécile d’univers [cosmos]. Mais c’est bien ainsi qu’il permet de l’identifier à ce que je dénonce comme ce à quoi aucune ex-sistance n’est permise parce que c’est le trou en tant que tel […].

 

acéphale KS réponse à une question de Jacques-Alain Miller, que Lacan formule en 1964 :L’objet de la pulsion est à situer au niveau de ce que j’ai appelé méta­phoriquement une subjectivation acéphale, une subjectivation sans sujet, un os, une structure, un tracé, qui présente une face de la topologie. L’autre face est celle qui fait qu’un sujet, de par ses rapports au signi­fiant, est un sujet troué. Ces trous ils viennent bien de quelque part.

 

acéphalie:L08 Livre VIII, 22 mars 1961.Dans tout ce que Roger Caillois a mis l’accent sous le registre du mythe et du sacré, qui est son premier ouvrage, il ne me semble pas qu’il ait suffisamment pointé que nous sommes là dans la poésie, dans quelque chose qui ne tient pas seulement son accent d’une référence au rapport à l’objet oral tel qu’il se dessine dans la koiné de l’inconscient, la langue commune, mais dans quelque chose qui nous désigne un certain lien de l’acéphalie avec la transmission de la vie comme telle. Dans la désigna­tion de ceci : qu’il y a dans ce passage de la flamme d’un individu à l’autre dans une éternité signifiée de l’espèce, que le Lust (la joie !) ne passe pas par la tête.

 

cosmo-logique FREUD S. FREUD, Trois Essais sur la sexualité…, p.211. :”La question des origines de la vie resterait une question d’ordre cosmo-logique qui, au point de vue du but et de l’intention poursuivis par la vie, comporterait une réponse dualiste” (GW XIII 369).

 

 

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