Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

 FORÇAGE

 

forçage E67: Freud, dans son “Au-delà” fait place au fait que le principe de plaisir à quoi il donne en somme un sens nouveau d’en installer dans le circuit de la réalité, comme processus primaire, l’articulation signifiante de la répétition, vient à en prendre un plus nouveau encore de prêter au forçage de sa barrière traditionnelle du côté d’une jouissance -dont l’être alors s’épingle du masochisme, voir s’ouvre sur la question de la mort.

 

forçage SC 4 22: Le pousse-à-la femme chez SCHREBER: un forçage (Überwältigung].

 

forçage L01 52 FORçAGE (Bezwingung) DU PHÉNOMÈNE DU TRANSFERT.

 

forçage L01 55 FORçAGE DE FREUD H&L

 

forçage L02 28 : Cette démonstration [du Ménon], qui est un exemple du passage de l’imaginaire au symbolique, c’est bien évidemment le maître qui l’accomplit. /…/ Mais nous touchons là du doigt le clivage du plan de l’imaginaire (ou de l’intuitif, /…/ de la forme éternelle) /…/ de la fonction symbolique, qui n’y est absolument pas homogène et dont l’introduction dans la réalité constitue un forçage. [écriture du √2; cf.p.297]  forçage1

 

forçage L10 19/12/62  5 : Et sans ça, ce temps introductif vite élidé de l’angoisse, rien ne saurait prendre sa valeur de ce qui va se déterminer comme tagique ou comme comique /…/ ce n’est pas de können qu’il s’agit, bien sûr.  /…/ c’est d’un pouvoir, dürfen, que traduit mal le permis ou pas-permis, dürfen se rapportant à une dimension plus originelle. C’est même parce que “man dürft nicht” que cela ne se peut pas, que “man kann”, qu’on va tout de même pouvoir et que là agit le forçage [überwältigung], la dimension de détente, que constitue à proprement parler l’action dramatique. Nous ne saurions trop nous attarder aux nuances de cet encadrement [contenant] de l’angoisse.

 

forçage L16 04/12/68: Le petit mot que j’ai reçu s’énonce ainsi:

“Mercredi dernier vous avez mis en rapport (sans préciser) la paire ordonnée et un signifiant représente un sujet pour un autre signifiant

S1 —>S2; “

 

 forçage2

C’est tout à fait vrai: c’est pour ça sans doute que mon correspondant a mis dessous une barre et en dessous de la barre: pourquoi? avec un point d’interrogation; une autre barre, puis marqué par deux gros points, plus exactement deux petits cercles replis de noir: “Quand la paire ordonnée est introduite en mathématique il faut un coup de force pour la créer”. C’est tout à fait vrai; on commence par articuler la fonction de ce que c’est un ensemble et si on n’y introduit pas, en effet, la fonction de la paire ordonnée par cette sorte de coup de force qu’on appelle en logique un axiome, eh bien, il n’y a rien de plus à en faire de ce que vous avez d’abord défini comme ensemble (ajoutons soit direct, soit indirect) l’ensemble de deux éléments. “Le résultat du coup de force logique est de créer un signifiant qui remplace la coexistence de deux signifiants”. C’est tout à fait exact. Deuxième remarque: la paire ordonnée détermine ces deux composants tandisque dans la formule un signifiant représente  le sujet pour un autre signifiant.

 

forçage L19 Ou pire, 08/12/71: Le transexualiste ne veut pas être signifié phallus par le discours sexuel, et qui est, je l’énonce, impossible. Il n’a qu’un tort, c’est de vouloir le forcer, le discours sexuel, qui en tant qu’impossible est le passage du réel, à vouloir le forcer par la chirurgie.

 

forçage L20 1973, p.30: Pour permettre de comprendre les fonctions de ce discours [analytique] j’ai avancé l’usage d’un certain nombre de lettres. D’abord le “a” que j’appelle l’objet, mais c’est quand même rien qu’une lettre. Puis le “A”, que je fais fonctionner dans ce qui de la proposition n’a pris que formule écrite, et qu’a produit la logique mathématique. J’en désigne ce qui d’abord est un lieu, une place. J’ai dit “le lieu de l’Autre”. En quoi une lettre peut-elle servir à désigner un lieu? Il est clair qu’il y a quelque chose d’abusif /…/ Je n’ai donc pas fait un usage strict de la lettre quand j’ai dit que le lieu de l’Autre se symbolisait par la lettre “A”. Par contre je l’ai marqué en le redoublant de ce S qui ici veut dire signifiant du A en tant que barré . Par là j’ai ajouté une dimension à ce lieu du A, en montrant que comme lieu il ne tient pas, qu’il y a là une faille, un trou, une perte.

 

forçage L22 13/51975, Ornicar 5, p.57, Jacques LACAN, Le Séminaire, Livre XXII : [S#I], constitue un forçage de l’impossible à imaginer, c’est-à-dire du trou du Symbolique

 

forçage L23 Ornicar? 10, p.6, Sinthome, 13/04/76: Je considère que de l’avoir énoncé sous la forme d’une écriture, le Réel en question a la valeur de ce qu’on appelle généralement un traumatisme /…/ Disons que c’est un forçage d’une nouvelle écriture, qui par métaphore a une portée qu’il faut appeler symbolique. C’est un forçage d’un nouveau type d’idée, qui n’est pas une idée qui fleurit en quelque sorte spontanément du seul fait de ce qui fait sens, en somme, c’est-à-dire de l’Imaginaire. La remémoration, c’est évidemment quelque chose que Freud a tout à fait forcé, qu’il a forcé grâce au terme “impression”. Il supposait que dans le système nerveux il y avait des choses qui s’imprimaient /…/ il les pourvoie de lettres, ce qui est déjà trop dire, parce qu’il n’y a aucune raison qu’une impression se figure comme ce quelque chose de déjà si éloigné de l’impression qu’est une lettre, parce qu’il y a déjà un monde entre une lettre et un symbole phonologique.

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