Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

LANGAGE

 

aoriste L09 p.187.Laoriste [grec] correspond à notre plus-que-parfait, surtout dans les propositions relatives]  du même verbe je vais appeler ça des latouses.Le monde est de plus en plus peuplé de latouses /…/ Ça fait jeu de mots avec l’ousia; c’est entre les deux; c’est pas tout à fait l’être.[objets “a”: objets faits pour causer. Pensez-les comme des latouses.]

Aphasie, Freud écrivait déjà: la représentation Des extrémités du corps dans les parties les plus élevées du cerveau, ainsi que dans le cortex cérébral, n’est plus topographique mais seulement fonctionnelle.

Aphonie de Dora 18/01/56: aphonie= érotisation très spéciale du rapport oral. La fonction orale se trouve soustraite à ses usages habituels dans toute la mesure où l’on approche de trop près l’objet de son désir (Mme K).

code E670 “symphyse [énigmatique] du code au lieu de l’Autre”

effets de langage L22 RSI, Livre XXII, ORN2, p. 103.[la religion dit que Dieu] est l’ex-sistence par excellence qu’il est le re­foulement en personne. il est même la personne supposée refoulement. C’est en cela que la religion est [plus] vraie [que la névrose]. Dieu n’est rien d’autre que ce qui fait qu’à partir du langage il ne saurait s’établir de rapport entre sexués […] Dieu, lui, n’est pas dans le lan­gage, mais il comporte l’ensemble des effets de langage, y compris les effets psychanalytiques, ce qui n’est pas peu dire.

épos L08, 24/5/61, 373: Pour ceux qui /…/ ne le savent pas, je vais dire ce que c’est l’articulation structuraliste du mythe . Prenant un mythe dans son ensemble, je veux dire l’épos, l’histoire, la façon dont ça se raconte de bout en bout, on construit un modèle uniquement constitué par une série de connotations oppositionnelles des fonctions intéressées -par exemple, dans le mythe de l’Oedipe, le rapport père-fils, l’inceste, etc . /…/ On s’aperçoit que le mythe ne s’arrête pas là, qu’il y a les générations suivantes . Si c’est un mythe, les générations, ce n’est pas simplement la suite de l’entrée des acteurs /…/ Ce qui nous intéresse, c’est la cohérence signifiante qu’il y a entre la première constellation et celle qui suit. Il se passe par exemple quelque chose que vous connoterez comme vous le voudrez, disons les frères ennemis, puis apparaît la fonction d’un amour transcendant qui va contre la loi, comme l’inceste /…/ ce qui donne lieu à des relations définissables par un certain nombre de termes oppositionnels

Formats: Jérôme BRUNNER, 1983, Savoir faire, savoir dire, PUF; formes par  lesquelles  l’enfant appréhende à la fois sa propre réa-lité, celle du partenaire, celle du signifié ainsi que la réalité propre au langage .

Futur antérieur L09 Livre IX, inédit, L’identification, 9 mai 1962. 427:  La question “Qu’est-ce que ça veut [dire]?” qui est aussi bien celle qu prendra la forme: “Que veut-il?” si quelqu’un a su prendre la place projetée par la structure du lieu de l’Autre, à savoir de ce lieu qui est le maître et le garant. Ceci veut dire que sur le champ et le parcours de cette question le fantasme a une fonction homologue à celle de i(a), du moi idéal, moi imaginaire sur lequel je me repose, que cette fonction a une dimension, sans doute quelque fois pointée et même plusieurs fois, dont il me faut ici rappeler qu’il anticipe la fonction du moi idéal comme vous le marque dans le graphe ceci: que c’est par une sorte de retour qui permet quand même un court-circuit par rapport à la menée intentionnelle du discours considéré comme constituant à ce premier étage du sujet; qu’ici -avant que signifié et signification se recroisent- il ait constitué sa phrase, le sujet imaginairement anticipe celui qu’il désigne comme moi. C’est celui-là même sans doute que le “je” du discours supporte dans sa fonction de schifter. Le “je” littéral dans le discours n’est sans doute rien d’autre que le sujet-même qui parle, mais celui que le sujet désigne ici comme son support idéal; c’est à l’avance, dans un futur antérieur, celui qu’il imagine qui aura parlé: “il aura parlé”, au fond même du fantasme il y a un “il l’aura voulu”.

grammaire L15 24/1 115 Le “en acte” est un truc, mais ce n’est pas l’acte du signifiant. Le signifiant en acte a cette connotation /…/ qu’on pourrait appeler un certain registre en puissance. /…/ L’être est tellement surabondant  que d’essayer de nous prendre dans ses rails précis /…/ il n’est pas facile de faire cette logique [du vide]. /…/ Cette logique je la définirais un peu comme celle /…/ d’ARISTOTE. /…/. Si cette logique d’ARISTOTE est restée pendant de longs siècles jusqu’au nôtre increvable c’est en raison /…/ qu’elle faisait de la grammaire. /…/ ARISTOTE /…/ c’est le plus grand naturaliste qui ait jamais existé. /…/ Vous pouvez encore relire son Histoire des animaux, ça tient le coup [de la logique élastique=la topologie comme joint de la grammaire et de la logique].

incohérence GERMAIN Gabriel, Genèse de l’Odyssée , PUF, 1954, p.84 lorsqu’il écrit: “Une obscurité maintenue à tout prix, bien loin d’avoir été à l’origine un non-sens risque de représenter un élément initial essentiel”.

indicible L09 Livre IX, inédit, L’identification, 9 mai 1962. “J’anticipe et profère que le phallus dans sa fonction radicale est seul signifiant [à se signifier lui-même] mais quoiqu’il puisse e signifier lui-même il est nommable comme tel. /…/ Disons qu’il est le seul nom qui abolisse toutes les autres nominations et que c’est pour cela qu’il est indicible.

indicible L10 6/3/63 6 Celui qui a possédé l’objet du désir et de la loi, celui qui a joui de sa mère, Oedipe pour le nommer, fait ce pas de plus, il voit ce qu’il a fait. Vous savez ce qui alors arrive . /…/ comment dire ce qui est de l’ordre de l’indicible et ce dont je veux, pour vous, faire surgir l’image. Qu’il voie ce qu’il a fait a pour conséquence qu’il voit /…/ l’instant d’après ses propres yeux boursouflés de  leur humeur vitreuse, au sol un confus amas d’ordures,  /…/ puisque, pour les avoir arrachées de ses orbites, ses yeux, il a bien évidemment perdu la vue . Et pourtant il n’est pas sans les voir, les voir comme tels, comme objet-cause, enfin dévoilé, de la dernière, ultime, non plus coupable mais hors des limites, concupiscence, celle d’avoir voulu savoir . /…/ Est-ce cela  l’angoisse, disons qu’a l’homme de se mutiler? /…/ C’est qu’une impossible vue vous  menace de vos propres yeux par terre .

interjection L12 17/3/65, p.5: L’interjection, ce qui fait sa valeur /…/ c’est qu’elle vient toujours frapper au joint du sujet et de l’Autre.

Interjection Signifiant limite Cri code E670 “symphyse [énigmatique] du code au lieu de l’Autre”

langage L02 359 Il n’y a pas d’absence dans le réel. Il n’y a d’absence que si vous suggérez qu’il peut y avoir une présence là où il y en a pas. Je propose de situer dans l’in principio le mot en tant qu’il crée l’opposition, le contraste. C’est la contradiction originelle du 0 et du 1 .

langage L03 284 il faut rattacher le noyau de la psychose à un rapport du sujet au signifiant sous son aspect le plus formel /…/ de signifiant pur /…/ La relation d’extériorité du sujet au signifiant est si saisissante que tous les cliniciens y ont mis l’accent de quelque façon /…/ le syndrome d’action extérieure /…/ souligne bien la dimension essentielle du phénomène, l’extériorité du psychotique par rapport à l’ensemble de l’appareil du langage. D’où la question qui se pose de savoir si le psychotique est vraiment entré dans le langage. /…/ La non-intégration du sujet au registre du signifiant nous donne la direction dans laquelle la question se pose du préalable de la psychose.

langage L03 284 il faut rattacher le noyau de la psychose à un rapport du sujet au signifiant sous son aspect le plus formel /…/ de signifiant pur /…/ La relation d’extériorité du sujet au signifiant est si saisissante que tous les cliniciens y ont mis l’accent de quelque façon /…/ le syndrome d’action extérieure /…/ souligne bien la dimension essentielle du phénomène, l’extériorité du psychotique par rapport à l’ensemble de l’appareil du langage. D’où la question qui se pose de savoir si le psychotique est vraiment entré dans le langage. /…/ La non-intégration du sujet au registre du signifiant nous donne la direction dans laquelle la question se pose du préalable de la psychose.

langage L03 284 Si le névrosé habite le langage le psychotique est habité,  possédé par le langage.

langage L04 16.1.1957 La relation d’objet Lacan affirmait l’existence d'”un manque dans la théorie psychanalytique”, qu’il va tenter par la suite de préciser à partir de ceci ; “le langage fait trou dans le réel” (Ornicar ?, 6, p. 7).

logos L03 275 [Voici] le fil rouge qui traverse toute l’analyse freudienne . De bout en bout, depuis la découverte du complexe d’Oedipe jusqu’à Moïse et le Monothéisme, en passant par le paradoxe extraordinaire au point de vue scientifique de Totem et Tabou, FREUD ne s’est posé, personnellement, qu’une seule question -comment ce système du signifiant sans lequel il n’y a nulle incarnation possible, ni de la vérité, ni de la justice, comment ce logos littéral peut-il avoir prise sur un animal qui n’en a que faire, et qui n’en a cure? Car cela n’intéresse à aucun degré ses besoins . C’est pourtant cela même qui fait la souffrance névrotique. L’homme est effectivement possédé par le discours de la loi, et c’est avec lui qu’il se châtie, au nom de cette dette symbolique qu’il ne cesse de payer toujours davantage dans sa névrose .

mais FREUD dans son observation de l’H&R insiste sur la valeur d’un certain “aber” (mais) “accompagné d’un geste de rejet” (paroxiton: H&L, p.185, n.391) en signe de défense contre “l’immixtion de quelque chose d’étranger ou de contraire” (Cinq psychanalyses, p.245, n.2-3) dont l’énonciation (l’intonation) a pu varier dans le temps, offrant ainsi à l’interprétation des possibilités de glissement (dans le Symbolique) .

Message L02 372 sous une forme inversée.

message L09 28/03/62, p.342: Mais qu’est-ce que ça veut dire que renoncer au désir? /…/ Est-ce tellement tenable cet aphanisis du désir, si nous lui donnons cette fonction, comme dans Jones, de sujet de crainte? Est-ce que c’est même concevable d’abord dans le fait d’expérience, au point où Freud le fait entrer en jeu une des issues possibles /…/ du conflit freudien, celui de l’homosexuelle /…/ Ce désir qui disparaît, quoi, sujet, tu renonces, est-ce notre expérience ne nous apprend p as que ça veut dire que, dès lors, ton désir va être si bien caché qu’il peut un temps paraître absent? Disons même, à la façon de notre surface du cross-cap /…/: il s’inverse dans la demande. La demande ici, une fois de plus, reçoit son propre message sous une forme inversée. /…/ Et nous le savons: l’angoisse, si elle se produit, n’est jamais de la disparition du désir, mais de l’objet qu’il dissimule, de la Vérité du désir, ou si vous voulez encore, de ce que nous ne savons pas du désir de l’Autre?

métaphore paternelle, L06 3/6/59 DI 697: Cette fente, c’est la fente symbolique d’un mystère plus profond, qui est celui qu’il s’agit d’élucider, à savoir, sa place à un certain niveau de  l’inconscient, qu nous permet de situer le pervers à ce niveau comme dans un certain rapport avec “a”. C’est bien la structure du désir comme tel (reproduisant la structure du sien) qu’il vise. La solution perverse à ce problème de la situation du sujet dans le fantasme est justement celle-ci: c’est de viser le désir de l’autre et de croire y voir un objet. /…/ le fantasme fondamental du pervers est de se désirer désirant /…/ lié à la métaphore paternelle, à savoir comme venant donner au sujet un signifié. [c’est ça que l’autre désire].

METONYMIE*  L18 10/02 13

métonymie désir L09 28/03/62, p.324: À travers toutes ces demandes [enroulées autour d’un tore], il est en quelque sorte à lui seul, ce désir inconscient, la métonymie,  [la métonymie] de toutes ces demandes. /…/ Ici la métonymie trouve /…/ son application la plus sensible comme étant manifestée par le désir en tant que le désir est ce que nous articulons comme supposé /…/.

non-dit L09 28/02/62 P.244: Kant sans doute ne manque pas d’ironiser sur l’usage purement formel de la formule qui semble aller de soi: « tout réel est possible ». /…/ Et il fait le pas plus loin en nous faisant remarquer que: « donc quelque possible n’est pas réel », qu’il y a du possible qui n’est pas réel. /…/ Seul le sujet peut être ce réel négativé d’un possible qui n’est pas réel. Le moins 1 constitutif de l’ens privativum, nous le voyons ainsi lié à la structure la plus primitive de notre expérience de l’inconscient, pour autant qu’elle est celle non pas de l’interdit, ni du dit que non, mais du non-dit; du point où le sujet n’est plus là pour dire s’il n’est plus maître de cette identification au 1 /…/.

occultiste L02 202 FREUD occultiste

parole pleine L01 125: La  parole pleine est celle qui vise, qui forme la vérité telle qu’elle s’établit dans la reconnaissance de l’un par l’autre. La parole pleine est parole qui fait acte. Un des su­jets se trouve, après, autre qu’il n’était avant.

parole pleine L01 127: [parole pleine] Dans son essence, le transfert efficace /…/ c’est tout simplement l’acte de parole. Chaque fois qu’un homme parle à un autre d’une façon authentique et pleine, il y a, au sens propre, transfert, transfert symbolique -il se passe quelque chose qui change la nature des deux êtres en pré­sence.

parole pleine L01 61: la parole pleine en tant qu’elle réa­lise la vérité du sujet /…/

langage L02 359 Il n’y a pas d’absence dans le réel. Il n’y a d’absence que si vous suggérez qu’il peut y avoir une présence là où il y en a pas. Je propose de situer dans l’in principio le mot en tant qu’il crée l’opposition, le contraste. C’est la contradiction originelle du 0 et du 1 .

parole pleine L03 48 La parole /…/ Elle ne  parle pas seulement à l’autre, elle parle de l’autre en tant qu’objet.

parole pleine L03 62 RÉCIPROCITÉ

parole pleine L03 64 [Dans la psychose] si la réponse est l’allocution, c’est-à-dire ce que vraiment dit la patiente, le ‘Je viens de chez le charcutier’ présuppose la réponse ‘truie’. Dans la parole vraie au contraire, l’allocution est la réponse. Ce qui répond à la parole, c’est en effet la consécration de l’Autre comme ‘ma femme’, ou comme ‘mon maître’, et donc c’est la réponse qui présuppose l’allocution.

passion L07 258 [Lacan, Livre VII, p. 258]:[Les] arêtes passionnelles /…/ sont des points de jonction, des points de rupture, des crêtes qui se situent entre les différents domaines où s’étend la relation inter-humaine, le réel, le symbolique, l’imaginaire. [L01 304].

pidjin L09 29/11/61, 52 pidjin (p.52), c’est-à-dire ces sortes de langues constituées quand entrent en rapport deux espèces d’articulations langagières; les tenants de l’une se considérant comme à la fois en nécessité et en droit d’user certains éléments signifiants qui sont de l’autre aire, et ceci dans le dessein de s’en servir pour faire pénétrer dans l‘autre aire un certain nombre de communications qui sont propres à leur aire propre, avec cette sorte de préjugé qu’il s’agit, dans cette opération, de leur faire passer, de leur transmettre des catégories d’un ordre supérieur. /…/ cette irruption de quelque chose qui ne se justifie que d’éléments de genèse dans l’acquisition d’un  langage, c’est-à-dire des faits de pure parole, ceci ne s’explique que précisément à partir de la perspective d’un rapport entre deux sphère de langage distinctes.

poésie L03 91 La poésie est création d’un sujet assumant un nouvel ordre de la relation symbolique au monde.

renversement. L09 14/03/62 p.295: L’Autre, pour la satisfaction du sujet, doit être défini comme « sans » pouvoir. /…/ « Sans » est une négation mais pas n’importe laquelle; c’est une négation-liaison que matérialise bien dans la langue anglaise l’homologie conformiste des deux rapports des deux signifiants: Within et Without. C’est une exclusion liée qui déjà, en soi seul, indique son renversement. Un pas de plus /…/ c’est celui du « pas-sans ». /…/ [L’Autre] n’est pas non plus sans pouvoir. C’est pourquoi cet Autre que nous avons introduit en tant qu’en somme métaphore du trait unaire /…/ cet autre comme -1 /…/ se trouve une fois bouclée la nécessité des effets de la frustration imaginaire comme ayant cette valeur unique, car  lui seul n’est pas-sans, pas sans pouvoir. /…/ Il est comme pas un.

scansion L02 350: Le message, à l’intérieur de ce système de symboles, est pris dans un réseau banal, qui est celui de la combinaison de la rencontre sur la base d’une scansion unifiée, c’est-à-dire d’un Un qui est la scansion même.

scansion L09 7/6/ 548 Les émotions [de l’hystérique] sont en quelque sorte des caduques du comportement, des parties chues reprises comme signifiant. /…/ Que ceux qui ont vu le film “Rashomon” se souviennent de ces étranges intermèdes qui soudain suspendent les combattants, qui vont chacun séparément faire sur eux-mêmes trois petits tours, faire à je ne sais quel point inconnu de l’espace une paradoxale révérence. Ceci fait partie de la lutte, de même que dans la parade sexuelle Freud nous apprend à reconnaître une espèce de paradoxe interruptif d’incompréhension, scansion.

selon FREUD, 1911, Formulations sur les deux principes de l’événement psychique, in Résultats, idées, problèmes, I, PUF, pp.135-143 (p.142: exemple clinique “anonyme”, fort justement rapporté au cas de l’Homme aux rats par BERNFELD) . “En ajoutant ce selon  au dire de son patient (l’homme aux rats: H&R), FREUD réintroduit un non-dit (l’Unerkannte) .

voie moyenne L03 317 La voie moyenne se distingue de l’active et de la passive en ce que /…/ le sujet fait pour lui l’action dont il s’agit. Il y a par exemple deux formes pour dire Je sacrifie, selon que c’est comme sacrificateur ou comme celui qui offre le sacrifice. /…/ Le sujet se constitue comme tel dans le procès ou état que le verbe exprime.

voie moyenne Paul FEDERN   FEDERN P, 1952, Ego psychology and the psy­choses, Basic Books, N.-Y.p.54 (traduction française: 1979, La psychologie du moi et les psychoses, PUF, p.227, note n°3, : “On reconnaît le paradoxe unique qui caractérise le moi; il est à la fois sujet et objet. Le moi se connaît, s’observe, se sent et se ren­contre. Cependant il n’est pas exact de dire que le moi se sent lui-même; il vaudrait mieux dire que le moi est sentiment de lui-même; ce sentiment est de nature “moyenne”3, il n’est pas encore actif ou passif”. Note 3: “Moyen  est utilisé ici comme terme de grammaire. Le manuel Merriam le définit comme “si­gnifiant une forme ou une voix du verbe grec par la­quelle le sujet est représenté comme à la fois agent et l’objet de l’action””.

voix L22 Jacques LACAN, Le Séminaire, Livre XXII, 8/4/1975, in Ornicar? 5, p.42.Dans la paranoïa “la voix sonorise le regard et congèle le désir”

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