Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

MOINS-PHI

 

  1. -φ L06 385 : En termes de deuil, c’est pour autant que nous pouvons écrire sur le plan où le sujet est identique aux images biologiques qui le guident, et qui pour lui font le sillon préparé de son behaviour, de ce qui va l’attirer, et par toutes les voies de la voracité et de l’accouplement, et c’est là que quelque chose est pris, est marqué , est soustrait sur le plan imaginaire qui fait le sujet comme tel quelque chose de réellement privé. Cette privation que /…/ notre connaissance ne nous permet de repérer, de situé nulle part dans le réel /…/ nous la retrouvons ici, mais sous u ne autre forme et autrement accentuée sous la remarque de la pensée /…/ existentialiste, que c’est le sujet humain, vivant, qui y introduit une néantisation /…/ Nous, nous appelons cela -φ, c’est-à-dire ce que Freud a pointé comme étant l’essentiel de la marque sur l’homme de son rapport au logos, c’est-à-dire la castration, ici effectivement assumée sur le plan imaginaire. Vous verrez par la suite à quoi nous servira cette notation -j. Elle nous servira à définir ce dont il s’agit, c’est-à-dire l’objet du désir, tel qu’il apparaît dans notre formulation du fantasme, qui va être pour nous à situer par rapport aux catégories, aux têtes de chapitres, aux registres qui sont nos registres habituels dans l’analyse.

 

  1. -φ L08 22/3/61 p.218*: Livre VIII p.259: au niveau du désir génital de la phase de la castration /…/ le petit ‘a’ cest le A-φ. Et c’est par ce biais que le j vient à symboliser ce qui manque à l’Autre pour être l’Autre noétique. /…/ De cet l’Autre noétique le désir est une énigme. Et cette énigme est nouée avec le Fondement (Fundierung) structural de sa castration. C’est ici que s’inaugure la dialectique de la castration.

 

  1. -φ L10 28/11/63 p.14: Dès qu’il [le sujet] commence à parler le trait unaire entre en jeu. L’identification primaire à ce point de départ que constitue le fait de pouvoir dire « un et un , et encore un » /…/ c’est à partir de là /…/ que s’institue la possibilité de la reconnaissance comme telle de l’unité appelée i(a) /…/ qui est l’image virtuelle d’une image réelle; au niveau de cette image virtuelle il n’apparaît ici rien. /…/ -φ n’est pas visible /…/ n’est pas entré dans l’imaginaire.

 

  1. -φ L10 28/11/62 p.16: De même que j’ai abordé l’inconscient par le mot d’esprit, j’aborderai cette année l’angoisse par l’Unheimlich; c’est ce qui apparaît au-dessus de i(a) à cette place. C’est pourquoi je vous l’ai écrit dès aujourd’hui: c’est le -φ le quelque chose qui nous rappelle que ce dont tout part, c’est de la castration imaginaire; qu’il n’y a pas, et pour cause, d’image du manque. Quand il apparaît quelque chose là, c’est donc /…/ que le manque vient à manquer.

 

  1. -φ L10 30/1/63 p.7*:= traduction possible du manque originel, du vice de structure inscrit dans l’être du monde du sujet.

 

  1. -φ L10 05/12/62 p.3: J’ai mis la dernière fois entre parenthèses  ce signe -j vous indiquer qu’ici doit se profiler un rapport avec la réserve libidinale, avec ce quelque chose qui ne se projette pas, /…/ qui ne s’investit pas au niveau de l’image spéculaire, pour la raison qu’il reste investi profondément /…/ au niveau du corps propre, au niveau du narcissisme primaire, au niveau /…/ de l’auto-érotisme, au niveau d’une jouissance autiste; aliment en somme restant là pour éventuellement /…/. Donc vous voyez s’instituer un rapport, ce qui /…/ peut venir se signaler à cette place ici désignée par -φ; c’est l’angoisse /…/ de castration dans son rapport à l’Autre. /…/ Que signifie cet arrêt de la dialectique analytique sur l’angoisse de castration? /…/ ce n’est pas l’angoisse de castration en elle-même qui constitue l’impasse dernière du névrosé. /…/ Ce devant quoi le névrosé recule /…/ c’est de faire de sa castration /…/ quelque chose de positif qui est la garantie de cette fonction de l’Autre. /…/ Qu’est-ce qui peut assurer un rapport du sujet à cet univers des significations sinon que quelque part il y ait jouissance? Ceci il ne peut l’assurer qu’au moyen d’un signifiant et ce signifiant manque forcément. /…/ La castration n’est en fin de compte rien d’autre que le moment de l’interprétation de la castration. /…/ Aussi bien voyez-vous là indiqué que peut-être il y a possibilité de passage, mais /…/ nous ne pouvons, cette possibilité, l’explorer qu’à revenir en arrière à cette place même où la castration imaginaire fonctionne /…/ pour constituer /…/ ce qu’on appelle le complexe de castration.

 

  1. -φ  L11 p.83 -φ : : Tout cela [l’anamorphose de HOLBEIN] manifeste qu’au cœur même de l’époque où se dessine le sujet et où se cherche l’optique géométrale, HOLBEIN nous rend ici visible quelque chose qui n’est rien d’autre que le sujet comme néantisé, néantisé sous la forme qui est, à proprement parler, l’incarnation imagée du moins phi [-j ] de la castration, laquelle centre pour nous toute l’organisation des désirs à travers le cadre des pulsions fondamentales.

 

  1. -φ  L11 p.96 : D’une façon générale, le rapport du regard à ce qu’on veut voir est un rapport de leurre. Le sujet se présente comme autre qu’il n’est, à ce qu’on lui donne à voir n’est pas ce qu’il veut voir. C’est par là que l’œil peut fonctionner comme objet ‘a’, c’est-à-dire au niveau du manque (-φ ).
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