Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

MAPPING

mapping L03 168: [Ma thèse]: Il n’y a pas de refoulement à proprement parler avant le déclin de l’œdipe; la théorie kleinienne comporte au contraire que le refoulement existe dès les première étapes préœdipiennes. Ma thèse peut également éclairer une contradiction qui paraît insoluble chez Freud lui-même à propos de l’auto-érotisme. /…/ La question est celle de l’accès primordial de l’être humain à sa réalité. /…/ Y a-t-il chez l’homme quelque chose qui ait ce caractère enveloppant et coapté à la fois, qui fait que nous inventons pour l’animal la notion de l’Umwelt.

 

mapping L06 11/6/59 9: Cette assise d’un sujet-fait-savoir dans un champ qui est celui de l’Autre et son rapport avec ce quelque chose qui fait creux au niveau du corps: telle est la première ébauche qui /…/ fonctionne comme objet “a”, qui est cette structure même dont nous puissions dire au regard de ce corps vide, pour faire fonction de signifiant, il y a ce quelque chose qui peut s’y mouler et cette métaphore nous aidera à concevoir comme statue /…/ ce qui au niveau du pervers vient à fonctionner comme ce qui restitue comme plénitude, comme A sans barre, ce grand “A”.

 

mapping] L06 17/6/59 DI 771 [à propos de Lolita]: Ce qui est important et en quelque sorte exemplaire c’est que, par la seule vertu d’une cohérence constructive, le pervers se livre à proprement parler, apparaît dans un autre [mapping], qui est plus que le double du sujet, qui est bien autre chose, qui apparaît là littéralement comme son persécuteur; qui apparaît en marge de l’aventure, comme si -et en effet c’est tout ce qu’il y a de plus avoué dans ce livre- le désir dont il s’agit chez le sujet ne pouvait vivre que dans un autre, là où il est littéralement impénétrable et tout à fait inconnu [dieu caché] . Le personnage qui se substitue à un moment de l’intrigue au héros, le personnage qui, lui, est /…/ le pervers, qui, lui, accède à l’objet, est un personnage dont la clef est donnée que dans les gémissements derniers qu’il pousse au moment où il tombe sous les coups de révolver du héros.

 

Mapping L09, 13/06/62 504.

 

Mapping L09, 13/06/62 515.

 

mapping L09 .24: [Bref, cette forme est un rapport signifiant] quelque chose qui prend, qui enveloppe, commande les éléments, leur donne un certain type de finalité; c’est quelque chose qui a, sans doute, son énigme et sa valeur propre, mais qui est distinct /…/ du réel, sous la forme de la dimension symbolique.

 

mapping Exhibitionnisme: L 11 p.166: Au moment de l’acte du voyeur où est le sujet et où est l’objet? Je vous l’ai dit: le sujet n’est pas là [$] en tant qu’il s’agit de voir. Il est là en tant que pervers et il ne se situe qu’à l’aboutissement de la boucle. Quant à l’objet /…/ la boucle tourne autour de lui: il est missile et c’est avec  lui que dans la perversion la cible est atteinte. L’objet est ici le regard, regard qui est le sujet, qui l’atteint, qui fait mouche dans le tir de la cible /…/ le regard est cet objet perdu et soudain retrouvé dans la conflagration de la honte, par l’introduction de l’autre /…/ Ce que le sujet cherche à voir ce n’est pas comme on le dit le phallus mais justement son absence, d’où la prééminence de certaines formes comme objets dans sa recherche. Ce qu’il regarde c’est ce qui ne peut se voir. Dans l’exhibitionnisme ce qui est visé par le sujet c’est ce qui se réalise dans l’autre. La visée véritable de désir c’est l’autre en tant que forcé, au delà de son implication dans la scène. Ce n’est pas seulement la victime qui est intéressée dans l’exhibitionnisme, c’est la victime en tant que référée à quelque autre qui la regarde.

Print Friendly, PDF & Email