Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

PAS

pas sans Sc4 p.8: Ça ne va pas sans dire [ça fait couple].

 

pas-sans L09 14/03/62 p.295: L’Autre, pour la satisfaction du sujet, doit être défini comme « sans » pouvoir. /…/ « Sans » est une négation mais pas n’importe laquelle; c’est une négation-liaison que matérialise bien dans la langue anglaise l’homologie conformiste des deux rapports des deux signifiants: Within et Without. C’est une exclusion liée qui déjà, en soi seul, indique son renversement. Un pas de plus /…/ c’est celui du « pas-sans ». /…/ [L’Autre] n’est pas non plus sans pouvoir. C’est pourquoi cet Autre que nous avons introduit en tant qu’en somme métaphore du trait unaire /…/ cet autre comme -1 /…/ se trouve une fois bouclée la nécessité des effets de la frustration imaginaire comme ayant cette valeur unique, car  lui seul n’est pas-sans, pas sans pouvoir. /…/ Il est comme pas un.

 

pas sans L10 09/01/63 p.6: [l’angoisse] « elle n’est pas sans objet » /…/ dans ce « pas sans » vous reconnaissez la formule que j’ai déjà prise depuis, concernant le rapport du sujet au phallus « il n’est pas sans l’avoir » . Ce rapport /…/ ne veut pas dire qu’on sache de quel objet il s’agit. Quand je dis « il n’est pas sans ressource », « il n’est pas-sans ruse », ça veut justement dire que ses ressources sont obscures /…/ et que sa ruse n’est pas commune. Aussi bien l’introduction même linguistique du terme sans: « sine », profondément corrélatif de cette apposition du haud, non pas « haud sine », non pas-sans, est un certain type de liaison conditionnelle /…/ qui lie l’être à l’avoir dans une sorte d’alternance; il n’est pas là sans l’avoir; là où il est ça ne se voit pas.

 

pas de sens  L05 11/12/57 3 [schéma Z] Nous sommes au point où il nous faut nous interroger sur la fonction de cet Autre, /…/ sur l’essence de cet Autre dans ce franchissement que nous appelons /…/ sous le titre de pas-de-sens; ce pas-de-sens en tant qu’il est en quelque sorte le partiel regain de cette plénitude idéale de la demande purement et simplement réalisée d’où nous sommes partis comme du point de départ de notre dialectique; ce pas-de-sens, par quelle transmutation, transsubstantiation, opération subtile de communion [koïné] /…/, peut-il être assumé par l’Autre? Quel est cet Autre?

 

pas un $ L06 3/6/59 DI 698: La coupure du sujet /…/ je vous demande d’admettre la notation suivante i =√-1. Je vous ai laissés au bord du “pas-un”, et même de ce “comme pas-un”, en tant que c’est lui qui nous l’ouverture sur l’unicité du sujet.

 

pas un $ L06 3/6/59 DI 717: Le “pas-un”, à quoi je désigne le $ dans la structure fondamentale du désir, se transforme en un un-en-trop /…/ dans la menace de castration pour l’homme ou dans le phallus ressenti comme absence pour la femme. /…/ Mais aussi bien c’est peut-être pour autant que dans le biais adopté d’abord pour la solution du problème névrotique, la dimension transversale [la résistance?] ce en qui le sujet en son désir a affaire à la manifestation de son être comme tel, comme auteur possible de la coupure, cette dimension de la position névrotique du désir et non pas au dégagement de la position de désir comme tel hors de cet englûment dans cette dialectique particulière qui est celle du névrosé.

 

Pas-plus-d’un L06 24/6/59 776: /…/ la castration du fils n’est ici que la suite et l’équivalent de la castration du père. La métonymie dont il s’agit tient au premier terme en ceci, c’est qu’il n’y a jamais qu’un seul phallus en jeu [Pas-plus-d’un; Invalisation du Filioque] et ceci c’est justement ce que dans la structure névrotique il s’agit d’empêcher qu’on voit.

 

Pas-plus-d’un L06 24/6/59 776: Chez les névrosés /…/ le problème passe par la métaphore paternelle, par la fiction, réelle ou pas, de celui qui jouit en paix de l’objet au prix /…/ de quelque chose de pervers. Car /…/ cette métaphore est le masque d’une métonymie. Derrière cette métraphore du père comme sujet de la loi, comme possesseur paisible de la jouissance, se cache la métonymie de la castration.

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