Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

SURMOI

 

surmoi L01 119: Le surmoi se situe essentiellement sur le plan symbolique de la parole, à la différence de l’idéal du moi.

 

surmoi L01 222: Dans le progrès de l’analyse [d’un musul­man athée], /…/ c’est à l’approche des éléments traumatiques -fondés sur une image qui n’a jamais été intégrée- que se produisent les trous, les points de fracture, dans l’unification, la synthèse, de l’histoire du sujet. /…/ C’est à partir de ces trous que le sujet peut se regrouper dans les différentes déterminations symboliques qui font de lui un sujet ayant une histoire.  /…/ pour tout être humain c’est dans la détermination de la loi à laquelle il se rattache que se situe tout ce qui peut lui arriver de personnel. Son histoire est unifiée par la loi, par son univers symbolique, qui n’est pas le même pour tous. /…/ Un énoncé discordant, [discours interrompu] ignoré dans la loi, un énoncé promu au premier plan par un événement traumatique, qui réduit la loi à la pointe au caractère inadmissible, inintégrable -voilà ce qu’est cette instance aveugle, répétitive, que nous définissons habituellement dans le terme de surmoi.

 

surmoi L02 112 [télépathie] super-ego : C’est le discours de  mon père, par exemple, en tant que mon père a fait des fautes que je suis condamné à reproduire parce qu’il faut que je reprenne le discours qu’il m’a légué.

 

Surmoi L02 159 : La censure est au même niveau que le transfert. /…/ Quand deux mots sont équivalents, comme le mot couleur et le mot couleur, on ne dit pas une couleur de couleur.

 

surmoi L03 312 : Ne pas céder à la première invite. /…/ Nous reconnaissons ici notre bon vieil ami le surmoi, qui nous apparaît tout d’un coup sous sa forme phénoménale  /…/ Ce surmoi est bien quelque chose comme la loi, mais c’est une loi sans dialectique, et ce n’est pas pour rien qu’on le reconnaît /…/ dans l’impératif catégorique, avec ce que j’appellerai sa neutralité malfaisante -un certain auteur le nomme le saboteur interne.

 

surmoi L03 313: Je ne peux pas m’étendre longuement sur la relation qui existe entre le surmoi qui n’est autre chose que la fonction du tu, et le sentiment de réalité. /…/ Quand le sentiment d’étrangeté porte quelque part, ça n’est jamais du côté du surmoi -c’est toujours le moi qui ne se retrouve plus, c’est le moi qui entre dans l’état du tu, c’est le moi qui croit à l’état de double, c’est-à-dire expulsé de la maison, tandis que le tu reste possesseur des choses.

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