Groupe niçois de psychanalyse lacanienne

TROU

trou C’est autour de ce trou où le support de la chaîne signifiante manque au sujet […] que s’est jouée toute la lutte où le sujet s’est reconstruit. Cette lutte […] les jeunes filles qui assiégeaient les bords du trou de leur co­horte, en firent la glose […] Damné garçon ! Autrement dit : c’est un rude lapin. Hélas, ce n’était que par antiphrase.

 

trou L02 219 [ parlant de « subjectivation a-céphale » au sujet de la pulsion, Lacan formule en 1964 ceci] : L’objet de la pulsion est à situer au niveau de ce que j’ai appelé métaphoriquement une subjectivation a-céphale, une subjectivation sans sujet, un os, une structure, un tracé, qui présente une face de la topologie. L’autre face est celle qui fait qu’un sujet, de par ses rapports au signifiant, est u sujet troué . Ces trous ils viennent bien de quelque part.

 

trou L04 194 27/2/57 R0 370: L’image projetée de la situation orale nous la retrouvons aussi au niveau de la satisfaction sexuelle imaginaire, le trou béant dans la tête de Méduse est une figure dévorante que l’enfant rencontre comme issue possible dans cette recherche de la satisfaction de la mère. C’est un grand danger, celui précisément que nous révèlent ses fantasmes; dans le fantasme de dévorer nous le trouvons à l’origine et nous le retrouvons à ce détour où il nous donne la forme essentielle sous laquelle se présente la phobie [être aspiré; cf. Nassif LEF].

 

trou L04 16.1.1957 La relation d’objet Lacan affirmait l’existence d'”un manque dans la théorie psychanalytique”, qu’il va tenter par la suite de préciser à partir de ceci ; “le langage fait trou dans le réel” (Ornicar ?, 6, p. 7).

trou [Schreber] : C’est autour de ce trou où le support de la chaîne signifiante manque au sujet […] que s’est jouée toute la lutte où le sujet s’est reconstruit. Cette lutte […] les jeunes filles qui assiégeaient les bords du trou de leur co­horte, en firent la glose […] Damné garçon ! Autrement dit : c’est un rude lapin. Hélas, ce n’était que par antiphrase.

 

trou L04 218: Il n’est pas possible s’articuler quoi que ce soit sur l’incidence de la castration sans isoler la notion de privation, en tant qu’elle est /…/ un trou réel. /…/ La privation /…/ c’est spécialement le fait que la femme n’a pas de pénis, qu’elle en est privée. /…/ La castration que nous essayons de définir, prend comme base d’appréhension dans le réel de l’absence du pénis chez la femme. /…/ Il y a effectivement une partie des êtres dans l’humanité qui sont, dit-on dans les textes châtrés. Bien entendu ce terme est tout à fait ambigu. Ils sont châtres dans la subjectivité du sujet.

 

trou L04 36, Or, ce n’est qu’à propos du réel que l’on peut parler de privation. /…/ la privation, dans sa nature de manque, est essentiellement un manque réel. C’est un trou.

 

trou ORN6 7 (Ornicar ?, 6, p. 7).”le langage fait trou dans le réel”

 

trou L09 14/03/62 p.294: S’il y avait quelque chose à faire pour imaginer le sujet par rapport à la sphère idéale /…/ se serait /…/ de représenter le sujet par l’existence d’un trou dans ladite sphère et son supplément par deux sutures.

 

trou L22 15/4/1975 p.54-55 :  L’interdit de l’inceste consiste dans le trou du Symbolique pour qu’apparaisse /…/ le Nom-du-Père .

 

trou L22 13/51975, Ornicar 5, p.57 : .S#I constitue un forçage de l’impossible à imaginer, c’est-à-dire du trou du Symbolique

 

trou.  L22 Orn5 p.41 8/4/75: Personne ne sait ce que c’est qu’un trou. Que, s’agissant du corporel, l’accent soit mis par toute la pensée psychanalytique sur le trou, ça se bouche plutôt. Ce n’est pas clair. Que ce soit à l’origine que se suspende tout ce qu’il y a de préœdipien comme on dit, que ce soit de là que la perversité s’oriente (qui est celle de toute notre conduite intégralement), c’est bien étrange? Ça ne nous éclaire pas sur la nature du trou. Il y a autre chose qui  pourrait venir à l’idée et qui est tout à fait non-représentable -c’est la mort-. Ça ne se bouche pas moins parce que la mort on ne sait pas ce que c’est.

 

trou L23 Livre XXIII, séance du 9 déc. 1975. “Le caractère fondamental de cette utilisation du noeud est d’illustrer la triplicité qui résulte d’une consistance qui n’est affectée que de l’imagi­naire. d’un trou […] qui ressortit du symbolique, et […] d’une ex-sis­tance […] qui elle appartient au réel.

 

trou ORN6 7 (Ornicar ?, 6, p. 7).”le langage fait trou dans le réel”

 

forçage L22 13/51975, Ornicar 5, p.57 .S#I, Jacques LACAN, Le Séminaire, Livre XXII, constitue un forçage de l’impossible à imaginer, c’est-à-dire du trou du Symbolique.

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