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Recherches Lacan

LXI LES QUATRE CONCEPTS FONDAMENTAUX DE LA PSYCHANALYSE 1964 Leçon du 27 mai 1964

Leçon du 27 mai 1964

 

Si la psychanalyse doit se constituer comme science de l’inconscient, les fondements, vous le savez, sont qu’il convient de partir de ce que l’in­conscient est structuré comme un langage. De ceci j’ai déduit, je déve­loppe devant vous, essentiellement une topologie, dont la fin est de rendre compte de la constitution du sujet.

A ceci il est arrivé, dans un temps que j’espère dépasser, qu’on m’ob­jecte que, ce faisant, donnant la dominante à la structure, je néglige cette dynamique si présente dans notre expérience, allant jusqu’à dire que pour autant, j’arrive à éluder le principe affirmé dans la doctrine freu­dienne que cette dynamique dans son essence, de bout en bout est sexuelle.

Je crois, j’espère, que le procès de mon développement cette année, et nommément au point où il est arrivé à une sorte de culmen, la dernière fois, vous montre que cette dynamique est loin d’y perdre.

Je rappelle, peut-être à dessein, que ceux qui ont été absents à cette séance la dernière fois le sachent, que j’y ai pu accentuer, première chose essentielle que je vais dire, que j’y ai ajouté un élément, je crois, tout à fait nouveau, à cette dynamique, et dont nous verrons l’usage que je ferai par la suite, qui est la deuxième chose que je vais rappeler.

La première est d’accentuer que dans cette répartition du champ que je constitue, à opposer, par rapport à ce que nous appellerons l’entrée de l’inconscient, les deux champs du sujet et de l’Autre, l’Autre (avec un grand A) en tant qu’il est le lieu où se situe la chaîne du signifiant en tant qu’elle commande, tout ce qui va pouvoir se présentifier d’abord du sujet, l’Autre comme le champ de ce vivant où le sujet a à apparaître.

Et j’ai dit, du côté de ce vivant appeler à la subjectivité, c’est là que se manifeste essentiellement la pulsion. Toute pulsion étant par essence de pulsion, pulsion partielle, aucune pulsion ne représente, ce que Freud évoque un instant, pour se demander si c’est l’amour qu’il réalise, la totalité de la Sexualstrebung, de la tendance sexuelle en tant qu’on pour­rait la concevoir telle que se conçoit à la limite, mais justement dans un champ qui est exclu de notre expérience, comme devant, si elle y rentrait, présentifier, dans le psychisme, la fonction de la Fortpflanzung, la fonc­tion de la reproduction.

Cette fonction, qui ne l’admettrait, sur le plan biologique? Ce que j’affirme, ce que j’avance, d’après Freud qui en témoigne de toutes les façons, c’est qu’elle n’est pas représentée comme telle dans le psychisme, c’est que, dans le psychisme, rien n’est suffisant, par quoi le sujet puisse se situer comme être de mâle ou être de femelle. Il n’en situe, dans son psychisme, que des équivalents, activité et passivité, qui sont loin de représenter d’une façon exhaustive, Freud le souligne, l’y accentue, y ajoute même l’ironie de dire proprement ce n’est, cette représentation, ni si contraignante, ni si exhaustive que ça, durchgreifend, ausschlieflhich, dont les deux termes qu’il emploie, la polarité de l’être du mâle et du femelle, n’est représentée que par la polarité de l’activité, laquelle repré­sente, laquelle se manifeste à travers les Triebe, tandis que l’autre terme de polarité : la passivité, n’est que la passivité vis-à-vis de l’extérieur gegen die äusseren Reize.

Seule cette division essentiellement, et c’est là-dessus que j’ai conclu la dernière fois, rend nécessaire ce qui a été d’abord présentifié, mis au jou1~ par l’expérience analytique: que les voies de ce qu’il faut faire, comme homme, comme femme, sont entièrement, si je puis dire, aban­données au drame, au modèle d’un scénario, qui se place au champ de l’Autre — ce qui est proprement l’Œdipe.

Je l’ai accentué la dernière fois, en vous disant que ce qu’il faut faire, comme homme ou comme femme, cet être humain que nous abordons, dans le champ de sa réalité psychique, au dernier terme a à l’apprendre, de toute pièce, toujours de l’autre, et j’ai évoqué là, la vieille femme, dans le conte de Daphnis et Chloé, fable qui nous représente qu’il est un dernier champ et qui est justement le champ, sommet de l’accomplissement sexuel, où en fin de compte, l’innocent ne sait pas les chemins.

Que ce soit la pulsion, et la pulsion partielle, qui l’y oriente, qui l’y dirige, que seule la pulsion partielle soit le représentant, dans le psychis­me des conséquences de la sexualité, c’est le signe que dans le psychisme la sexualité se présente, se représente par une relation du sujet qui se déduit d’autre chose que de la sexualité elle-même, qui s’instaure dans le champ du sujet par une voie qui est la voie du manque.

Deux manques, ici, se recouvrent,

—        l’un qui ressortit au défaut, au défaut central autour de quoi tourne la dialectique de l’avènement du sujet à son propre être dans la relation à l’Autre, par le fait que le sujet dépend du signifiant en tant que le signi­fiant est d’abord au champ de l’Autre.

—        Et ce manque vient à recouvrir, vient à reprendre un autre manque qui est le manque réel, antérieur, à ce que nous le situions à l’avènement du vivant, à la reproduction sexuée. Ce manque c’est ce que le vivant perd de sa part de vivant, à être ce vivant qui se reproduit par la voie sexuée, c’est ce manque qui se rapporte à quelque chose de réel, qui est ceci que le vivant, d’être sujet au sexe, est tombé sous le coup de la mort individuelle.

A cette poursuite du complément, que nous image de façon si pathé­tique et de façon aussi leurrante le mythe d’Aristophane, que c’est l’autre, que c’est sa moitié sexuelle que le vivant cherche dans l’amour, à cette façon de représenter mythiquement le mystère de l’amour, l’analy­se, l’expérience analytique substitue la recherche, non du complément, du complément sexuel, mais la recherche de cette part, à jamais perdue de lui-même dans le vivant, qui est constituée du fait qu’il n’est qu’un vivant sexué et qu’il n’est plus immortel.

C’est ceci à quoi s’attache (et qu’il nous fait saisir), que la pulsion, la seule, la pulsion partielle, a cette face foncière, au principe même de ce qu’il a fait servir à induire le vivant par un leurre, dans sa réalisation sexuelle, c’est au départ qu’elle est pulsion, pulsion que Freud a appelé pulsion de mort, qu’elle représente en elle-même la part de la mort dans le vivant sexué.

C’est pour cela que défiant, peut-être pour la première fois dans l’his­toire, ce mythe pourvu d’un si grand prestige, que j’ai évoqué, sous le chef où Platon le met d’Aristophane, j’y ai substitué la dernière fois, ce mythe fait pour incarner cette part manquante, ce mythe que j’ai appelé celui de la lamelle — qui a cette importance nouvelle, dont nous verrons à l’usage ce qu’il nous apportera d’appui, de désigner la libido comme à concevoir, non pas sous la forme d’un champ de forces mais sous la forme d’un organe.

La libido est l’organe essentiel à comprendre la nature de la pulsion. Si cet organe n’est que la part perdue de l’être dans cette spécification qu’il est un être sexuée, qui assure… Est-ce un organe irréel ? j’aurais de plus d’une façon à vous montrer à ce sujet, que l’irréel ici n’est point imaginaire, que l’irréel se définit de s’articuler au réel d’une façon, certes, qui nous échappe, et c’est justement ce qui nécessite que sa représenta­tion soit mythique, comme nous la faisons.

Et je puis tout de suite vous désigner que de ce qu’il soit irréel, cela n’empêche même pas un organe de s’incarner, et je vais vous en donner tout de suite la matérialisation. Une des formes les plus antiques à incar­ner dans le corps, cet organe irréel, il n’y a pas à la chercher loin. C’est le tatouage, c’est la scarification. Bel et bien cette entaille, à s’incarner au point de proliférer sous la forme […] et qui a bien cette fonction d’où cet organe vient à culminer dans ce rapport du sujet à l’Autre, d’être pour l’autre, où ce tatouage, cette scarification primitive, vient à situer le sujet, à marquer sa place, dans le champ des relations entre tous les individus du groupe, entre chacun et tous les autres; et en même temps à voir de façon évidente cette fonction érotique que tous ceux qui en ont appro­ché la réalité, ont perçue.

Dans ce rapport, dans ce rapport foncier de la pulsion, le mouvement est essentiel, par quoi l’élan, la flèche qui part vers la cible, ne remplit sa fonction qu’à réellement en émaner, pour, sur le sujet, revenir.

Le pervers, en ce sens, est celui qui, en court-circuit, plus directement qu’aucun autre, y réussit son coup, en intégrant, le plus profondément, sa fonction de sujet à son existence de désir.

C’est là tout autre chose que la variation d’ambivalence qui fait pas­ser, du champ de la haine à celui de l’amour et inversement, l’objet selon ou non qu’il profite au bien-être du sujet. Ce n’est pas lorsque l’objet n’est pas bon à sa ‘visée’ qu’on devient masochiste, ce n’est pas parce que son père la déçoit que la petite malade de Freud dite l’homosexuelle, devient homosexuelle, elle aurait pu prendre un amant. C’est autre chose qui se manifeste chaque fois que nous sommes dans la dialectique de la pulsion. Cette direction, foncièrement, se distingue de ce qui est de l’amour comme ce qui est du champ du bien du sujet. Ce qui est de la pulsion comme ce qui est du champ de son effort, de son effort à se réa­liser dans sa relation à l’Autre, est radical à mettre au principe de ce champ où nous nous avançons. C’est pourquoi, aujourd’hui, je veux revenir à accentuer cette tension, à toujours maintenir comme la plus fondamentale, de la réalisation du sujet dans sa dépendance signifiante comme étant d’abord au lieu de l’Autre, et ce sur quoi j’entends aujour­d’hui revenir, pour vous en répartir en deux opérations fondamentales, la dialectique.

Qu’il soit vrai que tout surgisse de la structure du signifiant implique, que [ce que] j’ai d’abord appelé la fonction de la coupure, se structure maintenant dans le développement, dans ce que j’ai appelé la fonction topologique, du bord.

La relation du sujet à l’Autre s’engendre toute entière dans ce proces­sus de béance. Tout pourrait être là, sans cela, les relations entre les êtres dans le réel et jusques et y compris vous qui êtes là, les êtres animés. Tout pourrait s’engendrer en termes de relations inversement réciproques, c’est à quoi la psychologie, c’est à quoi toute une sociologie, s’efforce et elle peut y réussir, dans ce qu’il ne s’agit que du domaine animal. La capture de l’imaginaire suffit à motiver toutes sortes de comportements du vivant.

Ce que l’analyse revient à introduire — singulièrement puisque après tout, à maintenir cette dimension, la voie philosophique aurait suffi, ce en quoi elle s’est montrée insuffisante, faute d’une suffisante définition de l’inconscient — ce qu’il y a de remarquable dans la psychanalyse, c’est qu’elle nous rappelle que les faits de la psychologie humaine ne sau­raient se concevoir, parce qu’ils ne [le] pourraient en l’absence, comme telle de cette fonction du sujet, le sujet étant défini comme l’effet du signifiant.

Ici, où les procès sont à définir, certes, comme circulaires, j’avise [?] entre le sujet et l’autre, du sujet appelé à l’Autre au sujet de ce qu’il a vu lui-même apparaître au champ de l’Autre, de l’Autre y revenant. Ce pro­cessus est circulaire. Mais de sa nature, sans réciprocité, pour être circu­laire, il est dissymétrique.

Vous sentez bien qu’aujourd’hui, je m’avance ici, je vous ramène sur le terrain d’une logique dont j’espère vous accentuer l’importance essentielle.

Le schéma que j’ai inscrit au tableau — il n’y a rien aujourd’hui que j’ai inscrit au tableau l’autre fois — mais je vais y mettre quelque chose

— du départ apodictique que je vous ai donné du rappel, de ce qui dis­tingue le signifiant du signe. Car le signe, s’il est vrai, comme on dit, nous pouvons nous tenir à cette définition qu’il est ce qui représente quelque chose pour quelqu’un, toute son ambiguïté tient à ceci, que ce quelqu’un ça peut être beaucoup de choses, ça peut être l’univers tout entier, pour autant qu’on nous apprend, depuis quelque temps, que l’in­formation y circule, au négatif, comme on dit, de l’entropie.

Tout nœud où se concentre des signes en tant qu’ils représentent quelque chose, peut être pris pour un quelqu’un. Ce qu’il faut accentuer à l’encontre, parce que c’est là la ligne sur quoi nous pouvons faire avan­cer le procès, ici, de notre intérêt, c’est, c’est ce que j’avais mis au tableau la dernière fois, et que j’évoque, qu’un signifiant est ce qui représente un sujet, là, pour un autre signifiant.

Le signifiant se produisant au champ de l’Autre, fait surgir le sujet de sa signification, mais il n’est, il ne joue, comme signifiant, que pour à ce point, dont je viens suffisamment de vous dire, à propos du ‘quelqu’un’, qu’il peut être toutes sortes de choses, s’il est ce point, celui où est, ce qui va être appelé à parler comme sujet — il ne fonctionne qu’à réduire, ce sujet, en instance, à mettre plus qu’un signifiant, à le pétrifier du même mouvement où il l’appelle à fonctionner comme un sujet, là est propre­ment la pulsation temporelle, où s’institue ce qui est la caractéristique de départ de l’inconscient comme tel : cette fermeture.

Ce que (des analystes, l’un d’entre eux tout au moins, a senti, à un autre niveau, pour le faire surgit essayer de le signifier, dans un terme qui fut alors nouveau et d’ailleurs qui n’a jamais été exploité dans le champ de l’analyste), l’xxx (aphanisis), la disparition, que Jones, qui l’a inventée, a pris pour ce quelque chose, si je puis dire, d’assez absurde, la crainte de voir disparaître le désir, est à situer d’une façon plus radicale. A ce niveau où je vous le mets, le sujet, dans son champ de sujet, se manifeste dans ce mouvement d’aphanisis que j’ai appelé létal, et d’une autre façon, en un point, moi-même, le fading du sujet.

Qu’ici, j’insiste un moment. Que je vous fasse bien sentir à quel point, et toujours possible à retrouver, à chaque temps de l’expérience concrè­te et même de l’observation, à condition que ce ressort la dirige et lève d’elle ses aveuglements, j’y reviendrai, peut-être, si l’avenir me donne d’avoir encore à parler devant vous, j’y reviendrai dans le champ de ce qu’on appelle la dissertation psychologique, l’erreur profonde, l’erreur piagétique (pour les gens qui croiraient que c’est là un néologisme, je souligne qu’il s’agit de M. Piaget, je dis ça parce que, depuis quelque temps, je suis habitué à ce qu’il me revienne qu’on est resté suspendu à un terme que je croyais facilement compréhensible) l’erreur qui gît, bien sûr aujourd’hui je ne pourrai pas beaucoup y insister, mais je l’indique, dans la notion de ce qu’on appelle le ‘discours égocentrique’, de l’enfant, précisé comme le stade où il manquerait de ce qui paraît, à cette psycho­logie alpine, le manque de la réciprocité… Alors que la réciprocité, à ce moment-là, est bien loin de l’horizon de ce qui doit nous nécessiter!

La notion du ‘discours égocentrique’, si vous observez bien dans quelles conditions il se produit, il est observable, est un contresens. L’enfant, dans ce fameux discours qu’on peut magnétophoner, ne parle pas ‘pour lui’, comme on le dit. Sans doute, il ne s’adresse pas à l’autre, pour faire ici cette répartition théorique, qu’on nous déduit de la fonc­tion du je et du tu. Mais il faut qu’il y en ait d’autres là, c’est pendant qu’ils sont là, tous ensemble, par exemple, à se livrer à des petits jeux d’opération, comme on leur donne dans certaines, par exemple, méthodes, dites ‘d’éducation active’, là ils parlent. Qu’ils ne s’adressent pas à tel ou à tel autre, ce n’est pas cela qui est l’important! Ils parlent, si vous me permettez le mot, à la cantonade. Ce ‘discours égocentrique’, c’est un « à bon entendeur, salut! »

Mais c’est ce qui nous permet aussi de pointer, de retrouver là, cette construction du sujet au champ de l’Autre, telle que vous la désigne cette petite flèche au tableau. Ici, à être saisi, pris dans sa naissance, au champ de l’Autre, la caractéristique du sujet de l’inconscient se définit, dans ceci (où nous le retrouvons au même champ de l’autre, de l’autre scène par exemple, dans le rêve), que sous le signifiant qui développe ses réseaux, ses chaînes et son histoire, le sujet est à une place indéterminée.

Plus d’un élément du rêve, presque tous, peuvent être le point où, dans l’interprétation, nous le situerons diversement. C’est ce qu’on prend au dehors quand on n’a rien compris (il faut dire que les psychanalystes ne s’expliquent pas très bien), ce qu’on prend pour la pliation à tout sens de l’interprétation. Elle n’est pas pliable à tout sens. Elle ne désigne qu’une seule suite de signifiants. Mais le sujet peut en effet occuper diverses places, selon qu’on le met sous l’un ou l’autre de ces signifiants.

Mais maintenant, j’en viens à mes deux opérations que j’entends arti­culer aujourd’hui dans cette référence du sujet à l’autre.

Processus de bord, processus circulaire, il est à supporter, de ce petite losange, dont vous le savez je me sers comme algorithme dans mon graphe précisément… précisément parce qu’il est nécessaire à intégrer à quelques-uns des produits finis de cette dialectique.

Il est impossible de ne pas l’intégrer, par exemple, au fantasme lui-même, c’est le $ à a, il n’est pas possible de ne pas l’intégrer aussi à ce nœud radical, où se conjoint la demande et la pulsion, celui que désigne le $ à D et qu’on pourrait appeler le cri.

Mais pour l’instant, tenons-nous-en à ce petit losange. Bord, bord fonctionnant, il suffit de le pourvoir d’une direction vectorielle, dont le sens ici, inverse des aiguilles d’une montre, dépend de ce qu’au moins dans nos écritures, vous lisez les choses de gauche à droite.

Le petit y inférieur, où se divise ici le losange — ce sont là supports, pour votre pensée, qui ne vont pas sans artifice, mais il n’y a pas de topo­logie qui ne demande à se supporter de quelque artifice. C’est le résultat justement du fait que le sujet dépend du signifiant, autrement dit, d’une certaine impuissance de votre pensée, le petit y d’en bas, c’est le vel, constitué de la première opération, où j’entends un instant vous sus­pendre. Vous trouverez peut-être d’ailleurs, en fin de compte, que ce sont là des choses assez bêtas… mais la logique, ça l’est toujours un peu, si on ne va pas jusqu’à la racine, du bébette, en est infailliblement préci­pité dans la connerie comme il est facile d’en donner des exemples.

Les prétendues antinomies de la raison, vous savez, « le catalogue de tous les catalogues qui ne se comprennent pas eux-mêmes », et on arrive à une impasse, ce qui donne, on en sait pourquoi, aux logiciens, des ver­tiges! Alors que la solution en est très simple, c’est que le signifiant avec lequel on désigne le même signifiant, ça n’est évidemment pas le même signifiant que celui par lequel on désigne l’autre, lequel même en l’occa­sion, ça saute aux yeux! Le mot ‘obsolète’, en tant qu’il peut signifier que le mot obsolète lui-même est un mot obsolète, n’est pas le même mot ‘obsolète’, d’un côté et de l’autre.

Alors, ceci doit nous encourager à mettre au point ce vel que je vous introduis. C’est le vel de la première opération essentielle où se fonde le sujet qui, ma foi, n’est pas du tout dépourvu d’intérêt à développer ici, devant un public assez vaste, en raison qu’il ne s’agit de rien de moins que de cette opération que nous pouvons appeler l’aliénation.

Comme cette ‘aliénation’, mon Dieu, je ne veux pas dire qu’elle, elle ne circule pas, de nos jours, (quoi qu’on fasse, on est toujours un petit peu plus aliéné, que ce soit dans l’économique, le politique, le psychopatho­logique, l’esthétique et ainsi de suite…) ça ne serait peut-être pas une mauvaise chose de voir en quoi consiste la racine de cette fameuse alié­nation.

Est-ce que par exemple ça voudrait dire ce dont je parais bien être le tenant, à savoir que le sujet est condamné à ne se voir surgir, in initiaux qu’au champ de l’Autre. Ça pourrait être ça? Eh bien! pas du tout, pas du tout, pas du tout!

L’aliénation consiste dans ce vel, qui, si le mot condamné n’appelle pas d’objections de votre part, je le reprends, le condamne à n’apparaître comme sujet que dans cette division, que je viens, me semble-t-il, suffi­samment d’articuler, en disant que s’il apparaît, d’un côté comme sens, produit par le signifiant, de l’autre, il apparaît comme aphanisis.

Là est un vel, qu’il vaut bien la peine d’illustrer, pour le différencier des autres usages du vel, de l’ouï. Il y en a deux vous savez, je pense, déjà, de votre minimum d’éducation logicienne.

—        Il y a le vel exhaustif, je vais ou là, ou là, si je vais là, je ne vais pas là; il faut choisir.

—        Il y a aussi une autre façon d’employer vel. «Je vais d’un côté ou de l’autre». On s’en fout, c’est équivalent.

Ce sont deux vel qui ne sont pas pareils. Je vais essayer de vous apprendre qu’il y en a un troisième et tout de suite, pour ne point vous égarer, je vais vous dire à quoi il est destiné à servir.

La logique symbolique, très utile, pour ce qu’elle a été introduite de nos jours, et qu’elle a apporté quelques clartés dans ce domaine délicat, nous a appris à distinguer la portée de cette opération, que nous appe­lons ‘réunion’, pour parler comme on parle quand il s’agit des ensembles, à savoir d’une collection d’objets; c’est autre chose, d’addi­tionner deux collections ou de les réunir.

Je vais tout de suite vous le faire sentir; si dans ce cercle, celui de gauche, il y a cinq objets et si dans l’autre il y en a encore cinq, les addi­tionner, ça fait dix. Mais comme il y en a qui peuvent appartenir aux deux, vous voyez bien que la réunion est différente de l’addition; puisque s’il y en a, ici par exemple, deux qui appartiendront bien, en effet, à chacun des deux cercles, les réunir consistera en l’occasion, à ne pas redoubler leur nombre, il n’y aura, dans la réunion que huit objets. Je m’excuse de ce qui peut paraître là enfantin à ses rappels.

Mais ceci est fait pour vous donner la notion que ce vel que je vais essayer de vous articuler, ne se supporte que de cette base de la forme logique de la réunion. Le vel de l’aliénation se définit d’un choix dont les propriétés dépendent de ceci, qu’il y a, dans la réunion, un élément qui comporte que, quel que soit le choix qui s’opère, il a pour conséquence, un «ni l’un ni l’autre». Le choix, donc, n’y est, que de savoir, si l’on entend garder une des parties. L’autre disparaissant en tout cas. Illustrons-le par ce qui nous intéresse : l’être du sujet, celui qui est là sous le sens.

—        Nous choisissons l’être, il disparaît. Il nous échappe. Il tombe dans le non-sens.

—        Nous choisissons le sens. Le sens ne subsiste qu’écorné de cette partie de non-sens qui est, à proprement parler, ce qui constitue, dans la réa­lisation du sujet, l’inconscient. En d’autres termes, il est de la fonction, de la nature, de ce sens, tel qu’il vient à émerger au champ de l’Autre, d’être dans une grande partie de son champ, éclipsé par la disparition de l’être, induite par la fonction même du signifiant.

Ceci je vous l’ai dit, a une implication tout à fait directe dans ceci qui n’est que trop inaperçu; que l’interprétation n’a point son dernier res­sort — et quand je vais vous le dire, vous verrez que c’est une éviden­ce… seulement c’est une évidence qu’on ne voit pas —, n’a point son dernier ressort en ceci qu’elle nous livre les significations de la voie où chemine la psychique que nous avons devant nous. Elle a cette portée, mais elle n’est que de prélude. L’interprétation ne vise pas tellement le sens que de cerner, que de réduire, les signifiants dans leur non-sens, et nous pouvons retrouver les guides, les déterminants de toute la condui­te du sujet.

Et je me permets, pour certains, pour ceux qui ont lu, en particulier, ce que, dans un certain  congrès, mon élève Leclaire a apporté dans le sens d’une application de mes thèses à l’examen de ceux qui l’entou­raient, et je vous prie de vous y reporter pour voir sous quel biais il est incontestable que ce qu’il apportait, que ce qu’il isolait, dans, justement, non pas, comme on l’a cru dans la discussion, toute la dépendance significative de sa séquence (simplement là dans l’occasion la séquence de la licorne), mais justement dans le caractère irréductible et insensé de cette chaîne de signifiants.

On ne saurait trop revenir, on ne saurait trop marteler l’importance de quelque chose comme ce que je viens de vous décrire ici. Cet ‘ou’ alié­nant n’est point une invention arbitraire, et comme on dit, une vue de l’esprit. Elle est dans le langage. Cet ‘ou’ existe. Il est tellement dans le langage qu’il faudrait tout de même bien rappeler qu’il conviendrait aussi, quand on fait de la linguistique, de le distinguer, ce vel aliénant. Je vais vous en donner un exemple, et tout de suite.

La bourse ou la vie. Si je choisis la bourse, je perds les deux. Si je choi­sis la vie, j’ai la vie sans la bourse, à savoir une vie écornée. Je vois que je me suis suffisamment fait comprendre. Je n’insiste donc pas, au moins tout de suite.

Quand Hegel nous introduit au principe de l’aliénation, c’est bien là que j’ai trouvé légitimement la justification de l’appeler le vel “aliénant”. De quoi s’agit-il? Economisons nos traits. Il s’agit d’engendrer la pre­mière aliénation, celle par quoi l’homme entre dans la voie de l’esclava­ge. La liberté ou la vie. S’il choisit la liberté, couic! Il perd les deux immédiatement. S’il choisit la vie, il a la vie amputée de la liberté.

C’est curieux, il doit y avoir là-dedans quelque chose, quelque chose de particulier. Ce quelque chose de particulier nous allons l’appeler un facteur léthal, celui en effet qui résulte, dans certaines autres répartitions que nous montre ce jeu des signifiants que nous voyons quelquefois jouer au cœur de la vie elle-même. On appelle ça des chromosomes. Il arrive qu’il y en ait un qui ait cette fonction léthale, c’est pour ça que je l’évoque ici. Nous allons en trouver le contrôle dans quelque chose d’un peu particulier, c’est de faire intervenir, dans un de ces champs, la mort elle-même.

Par exemple, ça va être : la liberté ou la mort. Eh bien, là, il se produit, justement parce que la mort entre en jeu, quelque chose d’une structure un petit peu différente. C’est, très exactement, qu’on peut dire que dans les deux cas, j’aurai les deux. La liberté, vous savez, après tout, c’est comme la fameuse liberté du travail, pour laquelle la Révolution fran­çaise s’est, paraît-il, battue, ça peut aussi bien être la liberté de crever de faim, c’est même à ça que ça a conduit, pendant tout le XIXC siècle. C’est pourquoi, depuis, il a fallu réviser certains principes. Vous choisissez la liberté, eh bien, c’est la liberté de mourir… Chose curieuse, dans les conditions où on vous dit, la liberté ou la mort, la seule preuve de la liberté que vous puissiez faire, dans les conditions où on vous l’indique, c’est justement de choisir la mort, car là, vous démontrez que vous avez la liberté du choix.

Cette répartition toute différente des résultats — en ce moment d’ailleurs qui est aussi un moment hégélien, car c’est ce qu’on appelle le moment dit de la Terreur, cette répartition toute différente, est destinée à vous mettre en évidence ce que j’ai appelé […], l’essentiel du vel alié­nant, le facteur léthal.

La deuxième opération, au point où je ne peux ici que l’introduire, étant donnée l’heure avancée. Je vais au moins vous en annoncer le titre, vous annoncer aussi ce que ce temps vous démontrera, car s’il achève le circulus, la circularité de la relation du sujet à l’Autre, ce sera, pour vous y démontrer une torsion essentielle.

De même que ce temps est fondé sur la sous-structure de la réunion, l’autre est fondé sur la sous-structure de ce qu’on appelle, dans la même logique ‘des ensembles’ si vous voulez, ou de la logique symbolique, non plus la réunion mais l’intersection ou le produit. L’intersection ou le produit de deux ensembles, vient justement à se situer, dans cette même lunule où vous le retrouvez, la forme de la béance, du bord.

Cette intersection ou produit de deux ensembles est constitué par ceux qui appartiennent, les éléments qui appartiennent aux deux ensembles. C’est ici que va se produire le temps second où le sujet est conduit par cette dialectique. Ce temps second, cette opération secon­de, aussi essentielle que la première, à définir, parce que c’est là que nous allons voir pointer le champ du transfert, c’est ce que j’appelle­rai, introduisant ici mon second nouveau terme, pour aujourd’hui, la séparation.

Separare, ‘séparer’, j’irai tout de suite à l’équivoque, encore moins du se parare, du se parer, dans tous les sens fluctuants qu’il a en français, qui est aussi bien ‘s’habiller’ que ‘se défendre’, ‘se fournir de ce qu’il faut pour vous mettre en garde’, — j’irai tout de suite plus loin, à ce à quoi m’auto­rise les spécialistes du latin, au se parere, au ‘s’engendrer’, dont il s’agit dans l’occasion.

Comment, dès ce niveau, le sujet a ‘à se procurer’, car j’y reviendrai, c’est là l’origine du mot qui, en latin [aboutira] à désigner l’engendrer. Originellement, il est juridique, comme d’ailleurs, chose curieuse, en indo­européen, tous les mots jusques et y compris [parere] qui désignent le ‘mettre au monde’. Le mot ‘parturition’ lui-même, ainsi, se trouve s’origi­ner dans un mot qui, dans sa racine ne veut rien dire d’autre que ‘de pro­curer un enfant au mari’, opération juridique et disons-le même, sociale.

Ce n’est donc pas ici, pour faire ressurgir sinon pour la motiver, cette extraordinaire saltation symbolique qui fait que nous sommes si contents d’introduire dans les fantasmes du sujet, ce terme qui fait rêver de se pondre lui-même, c’est bien d’autre chose qu’il s’agit dans ce sepa­rare, dans cette séparation.

J’essaierai de vous montrer la prochaine fois, comment, à l’instar de ce que nous a montré de radicalement différent de cette fonction du vel aliénant, par rapport aux autres vel jusqu’ici définis, un usage est à faire de cette notion de l’intersection, comme pouvant nous montrer com­ment elle surgit du recouvrement de deux manques. C’est en tant qu’un manque va être, par le sujet, rencontré dans l’Autre et dans cette intima­tion même qu’il lui fait par son discours, à savoir — les intervalles de son discours —, à savoir ceci qui surgit dans l’expérience de l’enfant et y est radicalement repérable, qui est essentiellement ceci, « il me dit ça, mais qu’est-ce qu’il veut ? »

Dans ces intervalles, coupant les signifiants et qui font partie de la structure même du signifiant, là est le gîte de ce que, en d’autres registres de mon développement j’ai appelé la métonymie. C’est là que rampe, c’est là que glisse, c’est là que fuit, tel le furet, ce que nous appelons le désir.

Le désir de l’Autre par le sujet, dès qu’il surgit, est appréhendé dans ce qui ne colle pas, dans les manques du discours de l’Autre. Et tous les ‘pourquoi’ de l’enfant s’adressent moins, comme on le croit, à cette sorte d’avidité de la raison des choses, qu’il ne constitue une mise à l’épreuve de l’adulte, un « pourquoi est-ce que tu me dis ça ? » toujours renouvelé, toujours ressuscité de ce qui est le fond de ce pourquoi — à savoir de l’énigme du désir de l’adulte.

Or, à répondre à cette prise, le sujet, tel Gribouille, va apporter la réponse du manque antécédent de sa propre disparition, qu’il vient ici situer au point du manque aperçu dans l’Autre. Le premier objet qu’il propose à ce désir parental dont l’objet est inconnu, c’est ceci, sa propre perte, « Peut-il me perdre ? » Me perdre, le fantasme de sa mort, de sa disparition, est le premier objet que le sujet dans cette dialectique, a à mettre en jeu, et qu’il met, en effet, nous le savons par mille faits, ne serait-ce que par, par exemple, l’anorexie mentale. Et aussi bien nous savons que le fantasme de sa mort est agité communément par l’enfant dans ses rapports d’amour avec ses parents.

Cette indication d’un manque recouvrant l’Autre, et dont l’essentiel est que il ne va pouvoir engendrer la dialectique des objets du désir en tant qu’elle fait le joint du désir du sujet au désir de l’Autre, (il y a long­temps que je vous ai dit que c’était le même). Cette dialectique passe par ceci qui est essentiel à y retenir, qu’il n’y est pas répondu directement, que c’est un manque engendré du temps précédent, qui sert à répondre au manque suscité par le temps suivant.

Je pense avoir suffisamment accentué les deux éléments essentiels que j’ai tort d’avancer aujourd’hui, dans cette nouvelle, fondamentale, opé­ration logique : la non-réciprocité d’abord, et cet élément de torsion dans le retour, qui fait, qui tient, à, de […] Ce à quoi on revient, c’est à une utilisation déplacée de ce qui s’était formé d’abord.

 

J.-A. Miller — J’ai quand même l’impression que le travail un peu obscur pour nous, vous l’éclairez et le situez par rapport au travail pré­cédent.

J. Lacan — Oui, c’est fait pour ça.

J.-A. Miller — Vous avez, en quelque sorte, donné la définition la plus claire et du sujet et de sa constitution. Vous avez caractérisé le procès de cette constitution circulaire et dissymétrique, circulaire, il me semble puisque, du champ du signifiant, on ne pourrait dire de préférence ou qu’il y naisse et que les étapes du parcours du sujet, ne sont pas, ne sau­raient être distribuées dans un temps sans torsion.

Maintenant, cette circularité du procès n’entame pas la souveraineté du grand Autre, puisque le sujet, d’entrée, simplement dans son champ, y est obligatoirement vassal.

Maintenant, vous avez surtout, il me semble, montré dans le procès de cette constitution, que ce proche était unitaire, mais qu’on pouvait y distinguer des étapes, que la sexualité, en particulier, ne constituait pas un autre défilé que celui du signifiant, défilé qui serait réel, alors que les défilés du signifiant seraient symboliques.

Vous avez montré au contraire, que la sexualité tient au sujet, du dis­cours du grand Autre et à partir de ce discours, et donc que la sexualité se place comme une des structures, isomorphes et pourtant décalées, en quoi se constituent les défilés du signifiant. Et c’est de ce passage que le sujet reçoit tout son être, c’est-à-dire que son être est proprement le don du signifiant, étant entendu qu’en même temps qu’il reçoit son être, il reçoit son manque à [être] et que ce don est en quelque sorte unique, et alors maintenant j’en arrive…

J. Lacan — Est-ce que je peux me permettre simplement de ponctuer en marge, là quelque chose qui est, il faudrait que je reprenne ce que vous venez de me dire, isomorphe.

J e ne suis pas sûr qu’on puisse absolument le dire, n’est-ce pas? Ceci veut dire que la sexualité vient à s’engager dans les défilés du signifiant par son facteur léthal.

Ce n’est pas parce que nous le constatons, ce facteur léthal, qu’il est élucidé là-dedans, pas plus que l’être pour la mort n’est absolument, chez nous, monnaie courante, quoi qu’on en dise, n’est-ce pas?

Il s’introduit dans le circuit, mais il n’est pas complètement dominé là-dedans. Après tout, il n’est même pas tranché absolument.

Qu’il soit sûr qu’il soit un corrélatif du sexe, il l’est dans le sujet, certes, voilà ce que je voulais ajouter.

J.-A. Miller — Je vais maintenant vous poser une question sur ce contexte d’aliénation qui est enfin apparu à la fin et qu’il semble que vous avez voulu traiter en dernier.

J. Lacan — En dernier, non, j’ai l’impression que je l’ai mis au milieu. Le tout est peut-être un peu, naturellement, poussé vers la sortie parce que je n’ai jamais tout à fait le temps, mais enfin quand même, j’ai bou­clé ce que j’avais à dire sur le concept d’aliénation. J’ai même introduit l’autre le concept de séparation.

J.-A. Miller — Est-ce que vous voulez dire que l’aliénation d’un sujet qui a reçu cette définition il est à la fois né dans, constitué par, et ordon­né à un sens qui lui est extérieur, est-ce qu’on peut dire que l’aliénation d’un sujet ainsi défini, ne peut radicalement pas avoir la structure de

l’aliénation d’une conscience de soi, c’est-à-dire est-ce qu’il faut com­prendre cette béance comme Lacan contre Hegel?

J. Lacan — C’est très bien ce que vous venez de dire là, parce que c’est juste, ce que venait tout de suite de me dire Green, il s’est approché en me serrant la pince, au moins moralement, et il m’a dit: « Mort du struc­turalisme, vous êtes le fils de Hegel. » Je ne suis pas d’accord. Mais alors, je pense qu’en disant Lacan contre Hegel, vous êtes beaucoup plus près de la vérité. Encore que bien sûr, il ne s’agit pas du tout d’un débat phi­losophique, et puisqu’en somme deux questions la présentifie égale­ment, peut-être j’essaierai la prochaine fois, avec le temps qu’il faut tout de même que je calcule pour clore ce que j’ai à vous dire cette année, de mettre là-dessus quelques points sur les i.

A. Green — Les fils tuaient les pères.

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